122 ONGDH opposées à la levée des sanctions de l’UE contre certaines personnalités congolaise

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Dans un point de presse animé hier mercredi 14 octobre 2020 par l’ONGD «Les amis de Nelson Mandela» pour les droits de l’homme et la Voix des Sans Voix, au Cepas, dans la commune de la Gombe, 122 organisation de défense des droits humains  ont encouragé l’Union Européenne à maintenir les sanctions ciblées contre certaines personnalités congolaises. Ces sanctions donnent un espoir de justice aux victimes de la répression politique en République Démocratique du Congo.

            Selon Rostin Mankenta, Directeur Exécutif de la VSV, les victimes dont ils sont les porte-parole n’ont pas oublié les nombreux abus graves qu’elles ont subis pendant les années de répression politique, dans lesquels ces hauts responsables étaient impliqués et pour lesquels elles attendent encore une justice qui tarde à venir.

            Il a fait remarquer qu’à ce jour, aucun des individus sanctionnés n’a fait l’objet d’une enquête judiciaire pour être entendu sur les faits qui leur imputés. Bien que la majorité de ces hauts responsables ciblés n’aient plus de fonctions officielles, certains d’entre eux continuent à occuper des postes de responsabilité alors que d’autres sont nommés  et même promus pour certains à de nouvelles fonctions dans l’armée et dans l’administration au courant de cette année 2020.

            Il s’agit spécialement du Général John NUMBI, qui a été relevé de ses fonctions mais demeure libre alors qu’impliqué dans plusieurs violations graves des droits de l’homme ainsi que le Général Gabriel AMISI, promu à d’autres fonctions. Cette situation fait naître un doute dans le cœur des victimes de voir un jour leurs bourreaux répondre de leurs actes et fait dissiper l’espoir d’une justice juste en leur faveur. Ces sanctions contribuent aussi à empêcher les personnalités ciblées de commettre de nouveaux abus et pour certains de s’effacer de la scène politique.

            Alors que le besoin d’une vraie justice vient d’être exprimé à nouveau par des milliers de Congolais en marge de la célébration, le 1er octobre, des dix ans du Rapport Mapping, document des Nations Unies qui décrit les violations les plus graves des droits humains et du droit international humanitaire commises en RD Congo entre mars 1993 et juin 2003, et qui peuvent être qualifiés de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre , lever les sanctions  ne serait-ce pour un seul de ces officiels, sans qu’ils n’aient répondu des allégations des crimes graves devant les juridictions compétentes serait un affront aux victimes.   Yves Kadima

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