Lyrec exige un vrai acteur de la société civile à la tête de la Ceni

0
45

Au cours d’un point de presse tenu à leur siège sur l’avenue de l’Enseignement, la Ligue des Jeunes pour la Renaissance du Congo (Lyrec), a recommandé la réforme  effective de la Commission électorale nationale indépendante(Ceni) . Cette réforme ne devrait pas seulement porter sur un simple remplacement des animateurs mais aussi et avant tout, sur la modification du cadre légal actuel, qui portent les germes des conflits post-électoraux d’une part, et de l’inclusivité du processus et à la participation politiques des jeunes comme des femmes d’autre part.

Pour Lyrec, la crédibilité, la neutralité, l’impartialité tout comme la transparence du bureau actuel de la Ceni ayant été mise en cause par l’opinion nationale et internationale, il est plus opportun de bien cerner le profil du prochain président de la centrale électorale congolaise. Ce dernier doit être un acteur de la société civile sans aucune familiarité avec les forces politiques actuelles. Sa moralité doit bénéficier d’une large acceptation de la société des valeurs et d’une éthique de conviction. Que son expertise en matière de la gouvernance démocratique et électorale  ne fasse pas ombre d’un doute au sein de l’opinion publique. Sa personnalité doit inspirer confiance à toutes les parties prenantes au processus électoral pour un déroulement apaisé, pacifique et inclusif. Enfin, le futur président de la Ceni doit être une personne dont les capacités managériales sont de nature à permettre la mobilisation des fonds internes et des bailleurs internationaux, en faveur de la Ceni, pour qu’elle surmonte ses défis financiers et logistiques.

            Lyrec estime que les élections urbaines, municipales et locales sont indispensables, dans la mesure où elles conditionnent une gouvernance de proximité par le rapprochement entre gouvernants et gouvernés, la légitimité des autorités politiques des entités locales, la focalisation des mécanismes de contrôle citoyen et le renforcement de la redevabilité, la possibilité pour la jeunesse de postuler et participer à la gestion politique du pays.

            Car, l’alternance obtenue à l’issue des élections du 30 décembre 2018 reste le prix de l’abnégation de toutes les forces vives de la nation et plus particulièrement des organisations et mouvements citoyens des jeunes, dont certains ont même payé de leurs vies, a indiqué Justus Tshikona. Il est donc inconcevable que cette catégorie de la population, qui est  d’ailleurs majoritaire, continue à être exclue du processus du choix des animateurs des institutions. D’où l’exigence de sa représentation significative au sein de prochains organes de la Ceni .

            Ces recommandations résultent du constat fait par Lyrec selon lequel, malgré l’alternance politique, le bureau actuel de la Ceni a failli dans la quête de la cohésion entre les acteurs et parties prenantes au processus électoral.

                         Yves Kadima

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •