Ebola déclaré « urgence sanitaire mondiale » !

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Ce que les autorités politiques et sanitaires congolaises redoutaient depuis 11 mois, après l’apparition de l’épidémie à l’Est du pays, est malheureusement arrivé. La fièvre hémorragique Ebola vient d’être déclarée « urgence sanitaire mondiale ». C’est le Directeur général de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) en personne, Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus qui l’a fait savoir à toute la planète.

Se voulant jusque-là optimiste, il a lancé un message interpellateur : « Il est temps que le monde entier prenne connaissance et redouble d’efforts. Nous devons travailler ensemble de manière solidaire avec la RDC pour mettre fin à cette épidémie et mettre en place un meilleur système de santé ». Et de poursuivre : « Un travail extraordinaire a été accompli pendant presqu’un an dans des circonstances les plus difficiles. Nous devons tous à ces intervenants – provenant de l’OMS, mais également du gouvernement, des partenaires et des communautés – d’assumer une plus grande part du fardeau».

            Ce qu’il faut retenir du verdict de l’OMS est que la République Démocratique du Congo et ses citoyens se trouvent dans une situation délicate, avec une lourde menace d’isolement international sur leur tête. Le point noir dans la riposte contre Ebola était la mort, le lundi 15 juillet 2019, d’un pasteur qui a réussi à parcourir plus de 300 kilomètres de route, entre les villes de Butembo et Goma, sans se faire repérer au niveau de trois points de contrôle sanitaire.

            La présence d’un cas d’Ebola au chef-lieu du Nord-Kivu a eu pour conséquence la crainte, par le monde entier, de sa propagation vers les pays voisins les plus proches de la zone « rouge », à savoir l’Ouganda, le Rwanda et le Burundi, mais aussi la partie orientale du pays, aussi vaste que le territoire de la France. Bref, du côté de la communauté internationale, le sentiment partagé est que les stratégies de riposte, en dépit de la mobilisation d’importants moyens financiers, sanitaires et logistiques, n’ont pas donné les résultats escomptés.

            C’est le lieu déplorer les facteurs négatifs dans la lutte contre Ebola, avec en tête de liste l’insécurité entretenue par les forces négatives, instrumentalisées et encouragées par des dignitaires de l’ancien pouvoir hier, mais curieusement applaudies aujourd’hui par des membres de l’opposition, notamment ceux réunis au sein de Lamuka, mécontents de n’avoir pas succédé aux Kabilistes au pouvoir.

            Or, si le pays est coupé du reste du monde, c’est tout le monde qui va trinquer. D’où la nécessité de l’émergence d’une sorte d’union sacrée nationale pour vaincre absolument Ebola, car la Nation est en grand danger d’embargo international.

                                     Kimp

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