Z’Ahidi Ngoma réclame une « légitimité consensuelle »

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Président national des « Forces du Futur » et de la plate-forme politique « Camp de la patrie », le professeur Arthur Z’Ahidi Ngoma a lancé, le samedi 28 mai 2011 à partir de sa résidence, au quartier GB, dans la commune de Ngaliema, une idée bien curieuse, celle de la « légitimité consensuelle », appelée à suppléer à la « légitimité démocratique », dans l’hypothèse de l’impossibilité d’investir le Chef de l’Etat élu en RDC au 06 décembre 2011. C’était en présence parterre des journalistes, mais aussi des cadres et militants de son parti réunis à l’occasion de ce qu’il a considéré comme sa grande rentrée politique.

C’est le même jour, a-t-il révélé, qu’il s’est fait enrôler dans sa commune de résidence. De son point de vue, il y a nécessité d’une rencontre entre politiques congolais pour prévenir une crise institutionnelle quasi certaine à la fin de la législature en cours. « Le retard évident et manifeste enregistré dans la préparation des élections, la situation sécuritaire de notre pays, sont autant de facteurs qui militent en faveur de cette approche, c’est-à-dire la définition d’un calendrier électoral responsable, sur le fondement des négociations politiques entre Congolais. Vaut mieux prévenir que guérir », a-t-il martelé.

A ceux qui le soupçonnent de vouloir rouler pour une nouvelle Transition, en vue d’un nouveau partage du « gâteau », il a fait savoir que tel n’était pas le sens de sa démarche.

 

L’ancien Vice-président de la République sous le Régime du 1+4 (2003-2006) s’est dit convaincu qu’en dépit de la bonne volonté de la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante) de se battre pour organiser les élections dans les délais constitutionnels, un tel pari est impossible. Entre autres facteurs qui poussent au pessimisme, Z’Ahidi Ngoma a épinglé la mise en place de la CENI avec une année de retard, la Loi Electorale et son annexe sur la répartition des sièges encore sous examen au Parlement (seconde lecture au Sénat), la mauvaise conduite des opérations de révision du fichier électoral, l’insécurité récurrente à l’Est du pays, l’hypothèque sur les engagements financiers du gouvernement et des partenaires, etc.

Le numéro un des « Forces du Futur » et du « Camp de la Patrie » s’est aussi livré à une lecture rétrospective du passé, au terme de laquelle, il a fait un constat amer, celui de la non réalisation des « certitudes partagées au Dialogue entre Congolais à Sun City, en Afrique du Sud. Que reste-t-il de la reconstruction du pays, dont en particulier les piliers de l’Etat que sont l’armée, la police, la justice, l’administration publique, les services de sécurité, la réconciliation nationale sur le fondement d’un Etat de droit…la décentralisation, une économie revitalisée et finalisée à investir dans l’homme au travers d’un social de la dignité du citoyen,, des principes et valeurs de bonne gouvernance  contre ces tares qui gangrènent la vie politique, économique et sociale du pays ».

Et Z’Ahidi Ngoma de lancer : « … le temps est plus que venu d’endiguer la descente aux enfers de notre pays ». S’agissant de ses ambitions politiques, il a déclaré laisser le soin à ses partenaires des « Forces du Futur » et du « Camp de la Patrie » de lever, en temps opportun, l’option. Interpellé au sujet de son bilan personnel au sein de l’ancien espace présidentiel, l’homme a soutenu avoir marqué l’histoire à travers le contrat social appelé « Barème de Mbudi ». A l’en croire, la RDC, avec un budget évalué aujourd’hui à plus de 6 milliards de dollars, aurait dû l’appliquer intégralement d’autant qu’il avait été conclu à l’époque où le budget national plafonnait à 500 millions de dollars américains. Mais, la volonté politique fait défaut.

Enfin, il a tenu à crier haut et fort son appartenance à l’opposition politique. Et, pour cela, il n’a besoin de l’« attestation d’identification » de personne.       

               Kimp

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