Yamaha négocie une nouvelle filière à l’INPP

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 L’Institut national de préparation professionnelle (INPP) compte ouvrir, dans les tout prochains jours, une nouvelle filière : « Maintenance des moteurs Hors bord ». C’est ce qui ressort de la visite d’une délégation du Groupe Yamaha, mardi 17 juillet 2012, dans cet établissement public.
 L’importance de l’événement tient au fait que les différents naufrages que connaît la République démocratique du Congo méritent une attention particulière, car ce sont des vies humaines qui sont cueillies, parfois à fleur d’âge, comme des fruits. L’une des causes majeures de ces naufrages demeure les défaillances techniques. Et cela, pour la simple et bonne raison que les propriétaires des Hors bord ne possèdent de la main d’œuvre qualifiée, mieux des techniciens qualifiés pour la maintenance et/ou la réparation des moteurs Yamaha.

 En clair, le Groupe Yamaha voudrait installer ses antennes dans les villes riveraines, notamment Kinshasa, Kisangani, Kalemie, Goma, Mbandaka et Bukavu. Toutes ces villes développent un commerce fluvial et lacustre, avec des embarcations dotées des moteurs Yamaha. Ces embarcations posent parfois des accidents, faute des techniciens ayant la maîtrise de la technologie Yamaha. D’où l’impérieuse nécessité d’installer une filière à l’INPP, pour fournir aux opérateurs des techniciens compétents en la matière, à travers certes, la formation professionnelle. Et Yamaha est ainsi déterminé à apporter sa pierre à la reconstruction et la révolution de l’édifice économique de la RDC.
 Et la palme revient au représentant-résident de la JICA en RDC, Eiro Yonezaki. En dépit de sa fonction de représentant-résident, il fait la promotion auprès des entreprises publiques et privées japonaises pour qu’elles viennent investir en République démocratique du Congo.
 Pour l’Administrateur directeur général de l’INPP, Maurice Tshikuya Kayembe, cette demande du Groupe Yamaha rentre bien dans le cadre de la mission de son institution, qui consiste non seulement à encadrer la jeunesse, mais aussi à verser sur le marché congolais de l’emploi une main d’œuvre qualifiée répondant aux besoins concrets des entreprises tant publiques que privées.
 Pour le cas du Groupe Yamaha, le numéro un de l’INPP a indiqué que cette nouvelle filière va contribuer énormément à l’appui à l’économie congolaise et à la création d’emplois, dans la mesure où plusieurs embarcations qui empruntent le fleuve Congo, les rivières et lacs de notre territoire national, sont dotées de moteurs de marque Yamaha.  Bien plus, a-t-il fait observer, la RDC connaît d’innombrables naufrages dus à majeure partie à des défaillances techniques. 

Un projet de coopération SENAI – INPP

 Vingt-quatre heures plus tôt, soit le lundi 16 juillet 2012, l’Adg Maurice Tshikuya Kayembe a accueilli une délégation brésilienne conduite par Mme Celia Laetao du Centre de formation professionnelle du Brésil (SENAI).  Objet de la visite : la concrétisation d’un projet de coopération dans les domaines de la formation des jeunes et celle des formateurs.
Au terme de la visite guidée de toutes les filières opérationnelles de cet établissement public, Mme Celia Laetao qui s’est fait accompagner, pour la circonstance, de Mme Melissa Sinclic de l’Agence brésilienne de coopération en RDC, s’est déclarée très satisfaite de l’organisation du travail au sein de cette institution. Ce qui la motive de plus bel à concrétiser cette coopération qu’elle veut agissante.
 Réagissant aux propos de son hôtesse de marque, l’Adg Maurice Tshikuya a déclaré que son institution  a toujours ouvert ses portes à tous les partenaires. En tant qu’institution publique, l’INPP est appelé à travailler avec des partenaires aussi bien locaux, nationaux que bilatéraux et multilatéraux.


Michel LUKA

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