XIVè Sommet de la Francophonie : d’éminentes personnalités ont réfléchi sur le thème central

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Il appartient au pays organisateur du sommet de la Francophonie de rassembler le plus  d’informations possibles  à soumettre aux autres membres de cette famille et la RDC n’a pas dérogé à cette tradition. C’est le but de l’atelier de réflexion qui s’est tenu le vendredi dernier à la Maison des Savoirs située que l’avenue  Kasavubu dans la Commune qui porte le même nom et juste en face du Carrefour des jeunes.

Sous les auspices du Secrétariat Général de la Francophonie que  préside le Professeur Isidore NDAYWEL è Nziem secondé par le Professeur KAZADI Ntole, d’éminentes personnalités ont été conviées à développer quatre sujets par rapport au thème choisi pour ce XIV Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement prévu pour le mois d’octobre prochain à Kinshasa. Notamment la Francophonie, enjeux environnementaux et économiques face à la gouvernance mondiale.

M. Tosi MPANU MPANU, directeur au Ministère de l’Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme s’est penché sur les enjeux environnementaux. Particulièrement sur la protection de la Nature qui comme on la sait conditionne notre humanité. Son intervention a touché plusieurs points. Notamment la biodiversité, les impacts du changement climatique, la vulnérabilité de l’Afrique à cause de sa faible capacité d’adaptation due au manque d’eau, à la production agricole compromise et à la malnutrition aggravée. Tosi MPAMU MPANU a ensuite fait remarquer qua la dynamique actuelle dans les négociations se butte au fait que les pays en développement négocient de bonne foi tandis que les pays développés ont du mal à honorer leurs engagements. Tout compte fait, la position de l’Afrique s’efforcera de se limiter à des accords basés sur les règles d’équité, de droit et de science. D’une manière générale aucun Etat ne peut prétendre résoudre seul par une action unilatérale les questions de la protection de l’environnement, d’où le recours au multilatéralisme.

Le professeur Evariste MABI Mulumba, quant à lui, est revenu avec son humour habituel sur l’économie dans la gouvernance mondiale en rapport avec la francophonie. En faisant remarquer que l’on ne doit pas perdre à l’esprit que les Etats ne protègent que leurs intérêts et qu’il n’y a pas de cadeau à se faire même si l’on partage la même langue pour communiquer. Avant de rappeler à quel point les politiques économiques observées à l’échelle mondiale ne visent que le grand capital au détriment des impératifs de la gestion de l’environnement et du développement durable.  Comment donc parvenir à une gouvernance équitable prenant en compte l’état des pays en développement ? Comment promouvoir une solidarité économique supranationale ? La francophonie peut-elle favoriser une régulation financière et un système monétaire international pour favoriser le développement des économies des pays faibles ?

Il sera suivi par son collègue Philippe BIYOYA qui va pour sa part se pencher essentiellement sur les relations entre Etats dont le socle a comme devise la défense de ses propres intérêts quel qu’en soit le prix. En évoquant quelques cas des pays qui ne sont pas prêts à réduire le niveau de production des gaz à effet de serre car il en va de la survie de leurs industries et qui dit industries dit emplois.
A l’issue de cet atelier d’échanges qui a connu comme modérateur le professeur YOKA Lye Mundaba, un projet des recommandations a été élaboré lors des débats et sera envoyé à tous les pays membres en vue de les enrichir ou les amender en prévision de la rédaction de la Déclaration finale devant sanctionner le XIVème Sommet  de la Francophonie du mois d’octobre prochain.

F.M.     

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