La VSV contre le paroxysme de la répression, même contre les mineurs

0
147

La Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme (VSV) s’est indigné contre l’intolérance, la systématisation de la répression parfois brutale et sanglante contre les manifestations publiques, les interpellations, les arrestations et détentions arbitraires des manifestants qui ont atteint le paroxysme en Rd Congo. Dolly Ibefo, directeur de Programme à la VSV, a exprimé cet avis à l’occasion d’un point de presse tenu hier, jeudi 23 novembre 2017, à son siège de la
commune de Kasa-Vubu. Cela est si bien vrai que même les mineurs – à
l’instar de Mlle Yalala – ne sont pas épargnés.

Agée de 15 ans, cette fille a été interpellée et détenue pendant
plusieurs heures le mercredi 15 novembre 2015, à cause de la
manifestation organisée par le Collectif d’Actions de la Société
Civile (CASC), à Idjwi-Sud, dans la province du Sud Kivu. Pour la VSV,
une telle situation fait la honte de la Police Nationale Congolaise
(PNC), des Services de sécurité et ternit davantage l’image de la Rd
Congo qui, pourtant, siège au Conseil des Droits de l’Homme de
l’Organisation des Nations Unies (ONU).

En effet, Dolly Ibefo a soutenu que la crise socio-politique que
traverse la République Démocratique du Congo à la suite de la non
organisation des élections, surtout de l’élection présidentielle dans
le délai constitutionnel, a rendu les Défenseurs des Droits de l’Homme
(DDH) et activistes pro-démocratie de plus en plus vulnérables pour
leur sécurité et même pour d’autres conditions de travail.
Régulièrement, ils sont l’objet des enlèvements, des arrestations et
détentions arbitraires, des poursuites judiciaires, de diverses
menaces et autres intimidations à cause de leurs activités de
Promotion et Défense des Droits de l’Homme et de consolidation de la
démocratie.

A Kinshasa, Mlle Bilenge Wosono enlevée et torturée pendant 3 jours

Dans la capitale ici, la VSV a stigmatisé l’enlèvement opéré le 15
novembre 2017 – le jour de la « Journée Ville morte sur l’ensemble du
territoire national – suivi de la torture pendant trois jours de Mlle
Bénie Bilenge Wosono, par les éléments des Services spéciaux. Membre
du mouvement « Engagement Citoyen pour le Changement (ECCHA) – elle a
été interpellée, non dans une manifestation, mais plutôt dans un salon
de coiffure où elle était partie se faire arranger les cheveux. Elle a
été détenue respectivement aux services spéciaux de la Police
Nationale Congolaise (PNC), situés dans l’enceinte de l’IPKIN et au
siège de l’Administration Générale de l’Agence Nationale des
Renseignements (ANR).
Tout compte fait, la VSV a condamné avec la dernière énergie, les
intimidations, les menaces et les poursuites judiciaires proférées
contre les DDH et les Activistes pro-démocratie. Elle a invité les
autorités congolaises à mettre un terme à ces pratiques qui vont à
l’encontre des engagements de tout Etat en matière des droits humains,
donc notamment respecter, protéger et réaliser les droits de l’homme.
Invitée pour témoigner, Bénie Bilenge a raconté son calvaire de trois
jours et pour être libérée, elle a confirmé les menaces de
représailles de l’ANR dans le cas où elle continuerait ses activités
citoyennes.
SAKAZ