VSV : cinq jours de formation pour l’appropriation du processus électoral

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Un atelier de « Formation des formateurs à l’éducation civique et électorale » – auquel quelques acteurs de la Société civile, tant de la capitale que de quelques provinces, sont conviés à prendre part – s’est ouvert hier lundi, 11 mai 2015, au Centre de spiritualité ‘Theresianum’, dans la commune de Kintambo. Il est organisé à l’initiative de l’organisation non-gouvernementale (ONG) la Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme (VSV).

 Cette formation de cinq jours, allant du 11 au 15 mai 2015, rentre dans le cadre de la mise en œuvre des activités du projet « Culture électorale à la base et respect des Droits humains », financé par la Délégation de l’Union Européenne en République Démocratique du Congo (RDC). Elle a pour objectif d’outiller les participants – environs quarante – des connaissances nécessaires sur l’éducation civique et électorale afin de leur permettre de mieux sensibiliser la population en la matière ; de mieux former et informer la population sur le processus électoral pour qu’elle s’en approprie effectivement. Les activités de ce projet sont programmées sur trois ans et mises en œuvre par quatre ongs, à savoir, la VSV à Kinshasa, ; Militant pour la Paix et les Droits de l’Homme (MPDH) à Gemena et Solidarité Paysanne à Large Initiative (SOPALI) à Bumba dans la province de l’Equateur ; enfin, Paix et Droits de l’Homme Aujourd’hui (PDHA) dans la Province Orientale. Cette disparités de sites d’exécution vise à disséminer les activités de ce projet, non seulement dans les cités de trois provinces énumérées ici, mais aussi et surtout dans les différents secteurs et chefferies en milieux ruraux ; cela pour amener la population qui y vit à une vraie culture civique et électorale.

            Présentant l’orientation pédagogique de l’atelier, Peter Ntumba, coordonnateur de la VSV, a souligné que cette formation se tenait dans un contexte où d’aucuns se demandent si le calendrier électoral publié le 12 février 2015 par la Commission électoral nationale indépendante (CENI) sera réellement respecté et si conformément à ce calendrier, le 25 octobre 2015, le vote des députés provinciaux, des conseillers communaux et des secteurs/chefferies aura bel et bien lieu, compte tenu de nombreux préalables et autres contraintes auxquelles la CENI fait face actuellement. Cela, a-t-il soutenu, est aussi d’actualité pour les autres scrutins notamment les élections présidentielles et législatives. Il a lancé un appel à la Société civile de la RDC pour s’investir afin que le Gouvernement octroie à la CENI des moyens financiers nécessaires pour mieux s’acquitter de sa mission.

            Intervenant sur le thème : « Etat des lieux du processus électoral en RDC », Noël Kaputu, membre de la Plénière de la CENI a présenté le processus électoral comme un fait social perfectible. Les élections passées, a-t-il fait noter, particulièrement celles de 2011 ont renseigné sur quelques défaillances – telles que éloignement des électeurs du lieu de vote, l’arrivée tardivf des bulletins de vote, des omis ou des doublons sur les listes – qu’on a cherché à corriger actuellement grâce à un audit, à la fiabilisation du fichier électoral, à la planification rigoureuse ou à l’accréditation des observateurs électoraux. D’autres interventions d’experts électoraux sont programmées pour la suite

SAKAZ