Voyage raté : elle réquisitionne une parcelle

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L’affaire inscrite sous RPA 18.316 a été examinée le mardi 18 janvier 2011 au Tribunal de Grande Instance de la Gombe, où le prévenu Richard Lufulwabo est allé en appel contre la décision rendue par le premier juge, au Tribunal de Paix de Ngaliema. La présente cause a été renvoyée au 1er février 2011, pour audition des témoins. L’intéressé est poursuivi pour abus de confiance et escroquerie.

D’après les explications des avocats de la partie défenderesse sur exception, Marcelline Mawaya, leur cliente, louait depuis longtemps l’une des maisons de Richard Lufulwabo située à Binza/Upn, dans la commune de Ngaliema. Pendant ce temps de location, elle envisageait de voyager pour l’Allemagne. C’est ainsi que son bailleur, tout en étant « facilitateur » de voyage, lui avait proposé ses services sous prétexte qu’elle payerait moins. C’est ainsi qu’elle lui avait remis 350 dollars pour le visa et le passeport qu’elle devait obtenir dans un bref délai. Quelques temps après avoir reçu lesdits documents, elle sera surprise d’apprendre, au niveau d’Addis-Abeba, en Ethiopie, qu’elle détenait un faux visa.

C’est ainsi qu’à son retour, elle avait décidé d’occuper gratuitement la parcelle de son bailleur, dans l’attente du remboursement de son argent qu’elle estimait escroqué. Dans ses conclusions, son avocat-conseil a demandé au Tribunal de condamner Richard Lufulwabo au paiement de 400.000 dollars au titre de dommages et intérêts, 500 dollars pour les bijoux perdus par sa cliente lors de son voyage et 350 dollars américains déboursés pour l’acquisition du passeport et du visa.

Richard Lufulwabo, qui est allé en appel contre Marcelline Mawaya, soutient que son ex-locataire occupe sa maison sur base d’un contrat de bail. Il estime que si son voyage n’avait pas eu lieu, c’est tout simplement parce qu’il y avait eu quelques complications au niveau d’Addis-Abeba lesquelles n’engagent pas sa responsabilité. Après cette déposition, son avocat s’est adressé au tribunal pour solliciter de celui-ci l’ordre de déguerpissement  de Marcelline Mawaya en vue de permettre à M.Lufuluabo de jouir pleinement de sa propriété.

 L’affaire a été remise à huitaine.

 

Muriel Kadima

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