Voies de fait sur Félix Tshisekedi à Lubumbashi

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Felix Tshisekedi, cadre de l’UDPS et membre du Rassemblement lors de travaux du dialogue national inclusif à Kinshasa, le 13/12/2016. Radio Okapi/Ph. John Bompengo
Felix Tshisekedi, cadre de l’UDPS et membre du Rassemblement lors de travaux du dialogue national inclusif à Kinshasa, le 13/12/2016. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

A l’instar de la journée du lundi 23 octobre 2017, marquée par la prise en otage de Félix Tshisekedi par la police aussitôt après sa descente de l’avion qui l’amenait de Kinshasa à Lubumbashi, la dispersion violente et l’arrestation des combattants qui s’étaient
déplacés pour son accueil, l’interdiction de son meeting au square Arthur Forrest et son escorte par la police, manu militari, jusqu’à la résidence du président fédéral du Rassemblement, Gabriel Kyungu, la journée d’hier mardi 25 octobre a connu la même ambiance de traque policière du fils d’Etienne Tshisekedi, des cadres provinciaux du
Rassemblement et de leurs sympathisants. Pire, Félix Tshisekedi était marqué à la culotte, après l’encerclement de l’hôtel où il était logé et le blocage de toute sortie au véhicule mis à sa disposition.

Décidé à se rendre à pieds, avec sa suite, à la Place du 30 juin où
était prévue son adresse aux combattants de l’UDPS (Union pour la
Démocratie et le Progrès Social) et les militants des partis alliés du
Rassemblement, il a été carrément ceinturé par des policiers, frappé
et ramené brutalement à son lieu d’hébergement. Ces voies de fait ont
été commises sur ce jeune opposant devant de nombreux témoins
scandalisés et indignés.
De nombreux combattants qui commençaient à se positionner à la Place
du 30 juin, dans l’espoir de suivre le message de Félix Tshisekedi,
ont à leur tour été chassés comme des chiens galeux par des policiers,
battus à coups de crosses et de matraques.
Selon les autorités provinciales, toutes les manifestations
politiques sont interdites sur toute l’étendue du Haut-Katanga jusqu’à
nouvel ordre. Dans leur esprit, le programme de séjour de Félix
Tshisekedi à Lubumbashi représenterait un grand danger pour l’ordre
public. D’où le déploiement des policiers et des militaires dans
toutes les places publiques et le blocage de ses mouvements à partir
de son site de résidence.
En réponse au calvaire qu’il est en train de vivre dans la capitale
cuprifère, Félix Tshisekedi a fait savoir qu’il était « dégoûté » par
les agissements des forces de l’ordre qui, au lieu de sécuriser les
acteurs politiques de l’opposition et leurs « bases », brillent par
des actes de violence d’une autre époque sur leurs personnes. A tous
les « faucons » de la Majorité Présidentielle qui s’investissent dans
le harcèlement des membres de l’Opposition, l’obstruction à leurs
activités politiques et des agressions physiques sur eux, il a rappelé
qu’en son temps, les « Mobutistes » avaient usé des méthodes
antidémocratiques avant de connaître une triste fin face à la
détermination du peuple de se libérer de la dictature. Confiant en
l’avenir et en la justesse du combat des forces politiques et sociales
acquises au changement, il a annoncé la fin imminente du régime en
place.
Selon Félix Tshisekedi, les moments difficiles que passent les
leaders du Rassemblement et leurs militants à Lubumbashi sont à
considérer comme l’expression de la peur qui est en train de changer
de camp et un motif supplémentaire pour eux de pousser davantage sur
le piston pour accélérer l’alternance démocratique au somment de
l’Etat.
Kimp