Vital Kamerhe victime d’une campagne partie de Kinshasa

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Peu de gens avaient accordé de l’intérêt aux déclarations tapageuses de certains hommes politiques de la place de Kinshasa en réaction à la démission de Vital Kamerhe du PPRD laquelle coïncidait avec la sortie officielle de son parti politique l’UNC le 5 décembre 2010.  A la limite, ces déclarations apparaissaient comme des provocations risibles et osées dont l’objectif principal était de réduire à sa plus simple expression l’homme qui avait contribué à la victoire de l’autorité morale de la Majorité Présidentielle en 2006.

Des techniciens du dénigrement politique, on s’en souvient, avaient défilé sur des plateaux de télévisions pour soutenir que Kamerhe n’avait jamais quitté le bateau PPRD et qu’il continuait à se rendre clandestinement à Kingakati pour y recevoir les instructions ou présenter quelques démarches et autres stratégies. Ces «techniciens» rivalisaient d’ardeur et de malice pour tenter de convaincre tous ceux qui continuent à espérer le retour au bercail de ce tribun hors du commun qui manie allégrement les quatre langues nationales sans oublier sa parfaite maitrise des méandres des dossiers de politique nationale pour avoir été l’un des acteurs clé lors des négociations politiques inter congolaises depuis feu L.D. KABILA.

En le caricaturant ainsi, la stratégie avait aussi pour objectif de le présenter à l’opinion tant intérieure qu’extérieure comme un homme qu’il fallait éviter parce qu’étant une « taupe » subrepticement introduite par le pouvoir en place au sein de l’opposition. Avec pour  mission principale de noyer les forces de l’opposition en leur inoculant le venin de la division tout en y soutirant au passage quelques unes de leurs stratégies électorales, le tout au profit de la majorité. Jamais un homme n’a fait autant l’objet d’un lynchage médiatique d’une telle ampleure ! Que ça soit sur le Net ou dans les médias audiovisuels et écrits, l’ancien Speaker de la chambre basse est constamment victime d’une pluie de contre-vérités, d’ insinuations malveillantes, d’insultes ignobles, d’atteintes à sa vie privée et même à celle de ses proches parents et tout cela, en violation flagrante de toutes les règles éthiques et déontologiques. Une campagne qui nous ramène à celle qui avait été mise en place entre le mois de janvier et mars 2009 à travers les médias officiels lorsqu’il fallait obtenir sa démission sans que l’organe de régulation ne lève le moindre petit doigt.

C’est ainsi que sous ce faux visage d’une taupe au service de la majorité, les initiateurs de cette stratégie espèrent que Vital KAMERHE va être rejeté par l’opinion proche de l’opposition. Une stratégie qui avait produit ses effets entre 1990 et 1997.

Il apparait clairement que les attaques dont a été victime samedi dernier Vital KAMERHE au Canada sont consécutives à cette campagne médiatique mensongère dont il fait l’objet depuis quelque temps à Kinshasa, orchestrée par des « Blé Goudé » congolais, en souvenir de celui qui avait fait la même besogne à Abidjan dans les rangs des partisans de Laurent GBAGBO. Car, dès sa sortie médiatique pour annoncer sa démission du PPRD et de l’Assemblée nationale, il avait été reçu avec chaleur, enthousiasme et pompe partout en Europe Occidentale et en Amérique, notamment à Bruxelles, Paris, Londres, Rome et Montréal. Où les partisans de l’opposition se disputaient les places dans les salles où il tenait ses conférences-débats et autres manifestations politiques.

C’est pour le casser que les mêmes spécialistes de la malveillance ont résolu de recourir à ces armes lâches et mensongères. En faisant d’une pierre deux coups : d’un côté, on espère le disqualifier aux yeux des partisans de l’opposition et de l’autre, on tente de présenter la même opposition comme une alternative peu crédible à cause de sa prétendue intolérance. Pas un mot n’est  dit sur toute la campagne de dénigrement orchestrée pendant des mois à Kinshasa et qui était destinée à tous ceux qui pouvaient s’intéresser au message de l’ancien speaker de la chambre basse,  un acte volontaire  dé démolition dont chacun pouvait apréhender les conséquences surtout dans un contexte  où plusieurs victimes aussi bien politiques ou du monde musical avaient déjà été enregistrées dans des villes comme Londres, Bruxelles et Paris. C’est donc en  toute connaissance de cause que la campagne de désinformation a été lancée à  partir de Kinshasa. Il n’est pas honorable de jouer à l’autruche au moment où elle commence à produire ses effets. Nul ne peut prétendre ignorer ces faits  car les archives existent et peuvent confondre tous les nouveaux donneurs des leçons.

S’agissant des candidatures à la présidentielle , il est surprenant d’entendre dire que Kamerhe serait le seul à s’être déclaré aux côtés de Tshisekedi. Et pourtant, tout le monde sait qu’à l’heure qu’il est, on dénombre plus de dix candidats à cette élection, dont trois femmes résidant en Europe et en Amérique du Nord. Pourquoi s’en prendre seulement à Vital KAMERHE ? La stratégie présente donc ses limites et fait rire toutes les vaches du Bushi, de la plaine de la Ruzizi et du Masisi.

Castro        

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