Vital Kamerhe chez Bofassa Djema

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La Génération Républicaine compte conclure un pacte de partenariat avec l’Union pour la Nation Congolaise et c’est pour bientôt, s’est réjoui Charles BOFASSA Djema à l’issue de son entretien avec Vital KAMERHE. Ce dernier s’est retrouvé hier à la résidence privée du député de Mbandaka située au N° 239 de l’avenue de l’INSS à la Cité Maman MOBUTU. Une occasion qui a permis au maître des céans de rappeler  que lorsqu’il présidait aux destinées de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe accordait la parole à tout le monde, sans distinction des couleurs politiques et en particulier à lui Charles BOFASSA pour que le peuple suive attentivement les points de vue d’un chacun.

 

    Pour sa part, Vital KAMERHE a profité de cette visite pour rappeler que Charles BOFASSA restera l’homme dont les interventions à la tribune de l’Assemblée nationale ont toujours été remarquables, pertinentes et enrichissantes, notamment lors des débats sur les contrats léonins et les massacres des adeptes de Bundu Dia Kongo au Bas Congo.

    Justifiant sa visite,  Vital KAMERHE a souligné la nécessité  de tenir compte de toutes les sensibilités politiques pour constituer un grand front de l’opposition, chacune étant censée amener sa part à l’édification du rassemblement qui doit favoriser l’avènement d’une alternance crédible et visible à la tête de l’Etat.     Au sujet de la CENI dont les membres viennent de prêter serment devant la Cour Suprême de Justice, le président de l’UNC s’est félicité de cette avancée mais a émis le vœu qu’elle ne soit pas prise en otage par des forces extérieures. Ensuite, il a invité l’opposition à réfléchir sur les stratégies pour le choix des hommes et femmes pour entrer dans la Cour Constitutionnelle. Il en est de même pour le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication appelé à jouer un rôle capital pour la régulation des médias. La même opposition doit se battre pour amener la communauté internationale à inclure dans le nouveau mandat de la MONUSCO un chapitre sur la sécurisation de élections et des acteurs politiques. Il faut se prémunir contre l’arbitraire si l’on ne veut pas vivre des cas comme l’arrestation d’Eugène DIOMI Ndongala à Boma, le  calvaire de MUCHAPA aujourd’hui encore incarcéré à Kindu pour avoir porté les couleurs de l’UNC, «les tirs d’armes automatiques qui m’ont accueilli à Goma lors de ma tournée au mois de décembre de l’année dernière», ou encore les péripéties du refus opposé par le Grand Hôtel Kinshasa de voir l’opposition procéder à la signature de son pacte alors que la salle avait été réservée moyennant paiement à l’avance. 

    La lenteur des opérations de révision du fichier électoral doit inquiéter plus d’une personne de bon sens. D’autant plus que tout le travail est à reprendre à zéro après que la Cei ait déclaré les cartes d’électeurs délivrées en 2005 caduques. Kamerhe propose que l’opposition lance un appel au pouvoir pour des échanges en vue d’améliorer ce processus si l’on veut sauver l’essentiel.

    Quant aux évènements sanglants survenus à la résidence officielle du chef de l’Etat dimanche dernier, le président de l’UNC les a condamnés sans ambages, car le pays est inscrit dans le processus démocratique. Il a ainsi réclamé que toute la lumière soit faite sur ces évènements, afin d’édifier les Congolais, de sorte que cela ne se reproduise plus.

F.M.         

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