Visas dans l’espace francophone : Isabelle Tshombe promet son implication

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Retenus au terme d’une sélection opérée par les organisateurs du Forum Mondial de la Langue Française « FMLF », édition 2015, des jeunes congolais censés se rendre à ces assises, n’ont pas pu atteindre Liège cette année. Inconsolables pour n’avoir pas obtenu leurs visas, Yannick Lukusa et consorts ont retrouvé le sourire suite au réconfort moral  leur apporté par la déléguée du Centre Wallonie Bruxelles (CWB) ». C’est aussi sur  recommandation de Kathryn Brahy que ces « recalés » ont mis sur pied une asbl dénommée  «Collectif des Jeunes Francophones Congolais pour l’Innovation» (COJEFCI). A la faveur d’une séance de restitution organisée le vendredi 18 décembre 2015 par les cinq Congolais qui ont pris part au forum de Liège, Lukusa et ses compagnons d’infortune  ont lu et remis aux officiels (délégués des ministres de l’ESU, de l’Industrie…) présents à la bibliothèque du CWB des copies de leur mémo.
En clair, ces jeunes font remarquer dans ce mémo que très peu des Congolais s’étaient rendus au FMLF, édition 2012 au Québec. Le même scénario s’est reproduit cette année à Liège. Les jeunes qui estiment bénéficier de l’accompagnement et de l’encadrement des décideurs politiques se sentent abandonnés.
En sa qualité de représentante personnelle du Chef de l’Etat congolais à la Francophonie, Isabelle Machik Tshombe a fait savoir qu’elle se sentait interpellée par ce message. Elle a promis de rectifier certaines choses. «Le problème de mobilité, a-t-elle indiqué, nous préoccupe». En ce qui concerne le rendez-vous de Québec, les Canadiens s’étaient montrés méfiants, croyant que la quasi-totalité des participants congolais allaient s’installer au Canada. Il y a un grand travail à faire pour faire changer cette situation. Elle a souligné que s’il y a eu des ratés pour Liège, ce n’est pas la faute des autorités congolaises.
«On s’est convenu de faire de gros efforts pour faire changer cet état des choses. On ne vous a pas abandonnés. Il est important de se mouvoir car le monde est devenu un grand village, a conclu Isabelle Tshombe.
Le COJEFCI, a-t-on appris auprès de John Kalala et Idriss Makajia… a été conçu pour promouvoir et encourager  l’innovation et l’entreprenariat dans l’espace francophone. Mais aussi pour capitaliser les acquis du FMLF de Liège, vulgariser la culture, le génie congolais…. Les sociétaires de COJFCI ont dit qu’ils sont en phase de construction et font des clins d’œil appuyés à d’autres potentiels adhérents.
            Bien avant cela, les cinq jeunes compatriotes présents en Belgique cette année, à savoir, à savoir la jeune avocate Hubertine Tuweko, Rubio Nzeza,  Lutheke (co inventrice du roulage intelligent)…., ont retracé à l’intention du public les faits saillants du FMLF de Liège ( 20-23 juillet 2015).
            Promouvoir la créativité de la jeunesse francophone comme moteur de l’innovation et de l’épanouissement  du monde francophone a été l’objectif principal de ladite « fête », ont-ils indiqué.
            Lutheke a révélé avoir eu l’opportunité de voyager avec les deux autres inventrices du « roulage intelligent ». Porteuse d’un projet à caractère économique, elle a  figuré dans l’équipe des rédacteurs du forum, pris part aux ateliers qui s’étaient tenus à Liège , et noué des contacts fructueux avec  plusieurs célébrités présentes à ces assises. Elle vient de monter entreprise.
            La particularité du FMLF, édition 2015, est la présence remarquable d’un nombre impressionnant de jeunes, a fait savoir Rubio Nzeza.  Le secrétaire général sortant et entrant de l’OIF se sont impliqués pour la réussite de ce forum. A Liège, a-t-il déclaré, des jeunes ont présenté leurs projets, pris des contacts avec des entrepreneurs. En somme, c’était l’occasion de tâter du doigt la créativité des jeunes de l’espace francophone.
            Il a souligné qu’au terme des travaux, les jeunes ont lancé des messages  aux aînés. Ces signaux sont : s’ouvrir aux autres ( pour faciliter la mobilité des jeunes); outiller chaque citoyen pour qu’il apporte sa contribution au développement de la société, réseauter et ne pas conserver l’information pour soi-même, diffuser mais aussi valoriser les idées tout en privilégiant l’innovation.
Jean-Pierre Nkutu