Violences sexuelles et indépendance du pouvoir judiciaire : l’Etat congolais au banc des accusés

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Global Rights, une organisation internationale d’appui aux Ongs de défense des droits de l’homme a rendu public un rapport jumelé sur les violences sexuelles et l’indépendance du pouvoir judiciaire en RD Congo.

Il est ressorti du rapport réalisé par Acidh, une ong basée à Lubumbashi, que les violences ont bien été commises à grande échelle à l’Est et que les responsabilités sont partagées. Les victimes qui restent dans l’anonymat et s’astreignent à dénoncer de peur d’une stigmatisation. Mais aussi l’Etat n’arrive pas à appliquer ses propres lois pour réprimer les auteurs des violences sexuelles. Nicole Odia a expliqué aux médias vendredi au Cepas que les conclusions « action participative » sur les violences sexuelles ont donné une idée exacte à l’opinion de ce qui représente ce mal, fort présent lors des conflits armés dans le Sud-Kivu. Mais aussi en temps de paix.

Membre du Groupe technique stratégique (Gts) de Global rights, Me Diulu – comme Me Odia – a porté à la connaissance des médias les différents obstacles à l’accès à la justice. Il a été donné d’apprendre que l’interférence dans la gestion de la carrière des magistrats, notamment quant à leur affectation, soustraction des affaires judiciaires de leur connaissance par les juges, interférences dans l’instruction des affaires judiciaires, suspension de l’exécution des décisions judiciaires sont des maux qui rongent le pouvoir judiciaire rd-congolais.

« Telles sont les différentes formes que revêtent les atteintes à l’indépendance du pouvoir judiciaire en République démocratique du Congo », a conclu   Sylvie Diulu, ajoutant que les auteurs de ces entraves se recrutent aussi bien au gouvernement, au Parlement, dans la hiérarchie de la magistrature elle-même qu’auprès des justiciables.

On fait savoir que le monitoring effectué entre 2009 et 2010 a été financé par l’Usaid avec l’appui technique de Global Rights. La directrice de l’ong internationale, Claire Viens expliquait le bien-fondé de l’enquête tandis que Marcel Wotsh’Okonda assurait la modération.

                                  D-I.K

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