Violences préélectorales : Diomi interpelle Kabila et la Monusco

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Des leaders de l’Union Sacrée pour l’Alternance politique, à savoir, Eugène Diomi, Christian Badibangi, Robertine Lupumba… ont animé une conférence de presse hier soir au restaurant Green Garden à Gombe. Au menu : les violences préélectorales de l’heure.
Le modérateur de l’Union Sacrée a fait d’abord la chronologie des faits survenus depuis ce lundi jusqu’hier soir. Notamment sur ce qui est arrivé au cortège ramenant Tshisekedi chez lui après avoir été à la CENI, les événements survenus dans la nuit du 5 au 6 septembre 2011 au siège de l’UDPS ayant même occasionné morts d’homme, l’incendie de la RLTV…. En descendant sur les lieux, on a vu des traces de cartouches, bombes lacrymogènes….
Et Diomi de souligner avec force qu’ils ne vont pas lâcher prise.

«L’opposition va continuer à manifester pacifiquement. Et ne va pas céder à la provocation. On a connu une situation similaire dans le passé. C’est le cas des hiboux de triste mémoire. Nous savons comment cela s’est terminé», a-t-il indiqué. Ces actes malheureux sont provoqués par un parti politique.
Cela nous pousse à interpeller la Monusco. L’insécurité s’étant généralisée et les leaders de l’opposition indexés, Kabila doit se sentir aussi interpellé. Et cela en sa qualité de garant de la sécurité de tous les Congolais.

S’il advenait quelque chose de fâcheux aux opposants, cela retombera sur le chef de l’Etat sortant. Nous ne voulons pas pleurer d’autres Chebeya », a-t-il indiqué.

Villepin peut-il aller à gauche ?

Comment interprétez-vous les candidatures de Kamerhe et Nzanga à la présidentielle ? Pourquoi Anzuluni n’est-il pas avec vous en ce moment ?
Le PPRD et l’opposition vont organiser séparément des marches. Est-ce l’opposition qui a été devancée ?.
A ces questions, Diomi a répondu que l’opposition est unique. Kamerhe est rentré dans sa famille politique d’origine. « Est-il possible en France de voir Dominique de Villepin aller chez les socialistes ?», s’est-il écrié. L’ancien speaker du parlement avait une mission précise : semer la confusion dans le camp du changement. Quant à Nzanga Mobutu, Diomi trouve ridicule qu’un opérateur politique qui a des ministres au gouvernement prétende agir pour le compte de l’opposition.

Prenant la parole à son tour, le président de l’Union Socialiste Congolaise «USC» a qualifié Nzanga «d’oiseau migrateur». Complétant le président de la Démocratie Chrétienne «DC» sur le cas d’Anzuluni , il a précisé que ce dernier ne les a pas lâchés. Comme l’Union Sacrée est devenue une plate forme électorale, ils ont institué la rotation au poste de modérateur. Diomi succède donc à Anzuluni, a-t-il laissé entendre, précisant que le train de l’opposition a déjà quitté la gare. Qu’il y ait des individus qui s’arrêtent par exemple à Kasangulu ou ailleurs, la machine continue son bonhomme de chemin.
Enfin , Diomi a accusé le PPRD, à travers sa milice d’avoir occasionné les troubles de ces derniers jours. Il a confirmé la marche de ce jeudi, indiquant qu’ils en avaient fait écho le jeudi 3 septembre 2011.

Jean- Pierre Nkutu.

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