Violences à Kinshasa : l’UDPS accuse deux membres du gouvernement

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oppositionAu cours d’un point de presse qu’il a animé le mercredi 20 septembre à la résidence de son président, sur la rue Pétunias, dans la commune de Limete, aux côtés de Félix Tshisekedi (Secrétaire national aux Relations Extérieures) et de Bruno Tshibala (Secrétaire général adjoint), le Secrétaire général de l’UDPS (Union pour la Démocratie et le Progrès Social),  Jean Marc Kabund-a-Kabund, a accusé le pouvoir en place en général et deux membres du gouvernement en particulier, d’être responsables des violences survenues le lundi 19 et le mardi 20 septembre 2016 à Kinshasa.

Selon lui, une main noire a fourni des armes blanches à des délinquants afin qu’ils puissent s’attaquer aux manifestants et piller les sièges des partis membres de la Majorité Présidentielle, dans le but inavoué d’attribuer la paternité de ces actes de violence au « Rassemblement » et justifier l’interdiction des manifestations publiques pourtant pacifiques.

Le Secrétaire général de l’UDPS a déploré le fait qu’en dépit de l’autorisation, par le gouverneur de la ville de Kinshasa, de la marche de l’opposition le lundi 21 septembre 2016, les forces de l’ordre ont tiré à balles réelles des manifestants pacifiques et non armés, occasionnant la mort d’homme en présence de trois hauts officiers de la police et de l’armée sur le champ d’opération.
Il a fait savoir que le siège de l’UDPS a été saccagé dans la nuit de
lundi à mardi par un commando lourdement armé, au vu et au su des
éléments de police, après avoir coupé l’électricité.
Ce haut cadre de l’UDPS a souligné que cette attaque a causé la mort
de 7 personnes, calcinées à l’intérieur du bâtiment et la disparition
de dix personnes commises à la garde des lieux ainsi que de lourds
dégâts matériels.
A cet effet, Jean-Marc Kabund a fustigé l’instrumentalisation de la
police par la majorité au pouvoir, en violation de la Constitution.
Tout en appelant la population à la mobilisation pour gagner la
bataille de l’alternance, le Secrétaire général de l’UDPS a dressé un
bilan macabre des événements du 19 au 20 septembre 2016, soit 100
morts, 1000 blessés et 2.500 disparus.