Violence et meurtre à Kintambo : le corps d’une dame retrouvé nu sur l’avenue Budjala

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Lundi dès l’aube, la découverte du cadavre d’une dame en tenue d’Eve, étendu par terre, devant la parcelle sise rue Budjala n°96, quartier Itimbiri, a plongé toute la commune de Kintambo dans l’émoi. Au fur et à mesure que le jour se levait, les badauds affluaient pour s’indigner des violences probables qu’aurait subies la victime avant sa mort. Une fois de plus, on a condamné l’acte et surtout la cruauté des auteurs de ce crime qui ont laissé la dame nue comme un ver de terre. Quel que soit le problème pouvant l’opposer à ses bourreaux, ces derniers auraient pu par pudeur, sauvegarder sa dignité.

Mais qui est cette nouvelle victime de violences dans la capitale ?

La dame s’appelle Kisema Samba, veuve de son état et mère de nombreux enfants. Agée de 54 ans, elle est originaire du village de Kikoba, secteur de Penga, territoire de Kimvula, district de la Lukaya, province du Bas-Congo. Cette quinquagénaire vivait dans la parcelle lui laissée par son défunt mari, sur l’avenue Bandundu n°282, quartier Itimbiri. 

            Au niveau de l’administration communale, Mme Kisema Samba exerçait les fonctions de chef de rue et jouissait de la confiance de ses administrés, ainsi que de la considération de ses voisins.

            Ces derniers relèvent même qu’elle n’avait pas des problèmes avec des gens et menait une existence paisible.

            Selon ses enfants, tous des adultes, la dame avait reçu la veille une communication téléphonique vers 23 H 15’. Des minutes plus tard, elle quitta son domicile pour répondre au rendez-vous d’un inconnu. Or, c’était le rendez-vous avec la mort.

Le lundi, on l’a retrouvé emorte, étendue au sol dans une tenue qui ne trompait pas sur les intentions criminelles de ses meurtriers.

            Recouvert avec un pagne, le corps qui a traîné devant l’avenue Budjala n° 96 jusque vers 11 H, en attendant que les enquêteurs de la police puissent prélever les premiers indices, a finalement été transféré à la morgue de l’Hôpital général de référence de Kinshasa.

            On croit savoir qu’un magistrat du Parquet de grande instance de la Gombe avait ordonné la levée du corps, en même temps qu’une réquisition aux fins d’autopsie a été adressée au médecin-légiste pour connaître les causes exactes de la mort de la victime.

            Le lundi vers 13 H 57 ‘, les premiers signes de la violence apparaissaient. Car, le cou commençait à enfler, ont indiqué les témoins qui avaient vu la dépouille mortelle de Kisema Samba. Cela ne laisse t-il pas entrevoir que la victime avait été étranglée par ses meurtriers ? Car, une chose est certaine. Un meurtrier n’a pu transporter seul le cadavre. Il a été aidé certainement par un complice.

            Bien que le meurtre de la dame de la rue Bandundu n° 282 révolte plus d’un, il suscite une série d’interrogations quant à savoir comment est gérée la sécurité des personnes et de leurs biens dans la ville de Kinshasa ? Si les patrouilles nocturnes étaient opérationnelles, peut-être que les meurtriers n’auraient pas trouvé l’occasion de déplacer le corps du lieu de crime jusqu’à celui où il a été découvert. Le déplacement du cadavre n’a-t-il pas été organisé pour désorienter les enquêtes ? Voulait-on attribuer le meurtre à d’autres personnes habitant la rue Budjala n° 96 ?

            Dans le quartier, des rumeurs courent sur le meurtrier qui ne serait pas étranger à certaines escapades de la dame. Le commissariat de police de Kintambo traque aujourd’hui, tous les suspects et avec les traces trouvées sur l’avenue Budjala, il n’est pas loin le temps où les criminels de Mme Kisema Samba se feront appréhender.

            Quelques interpellations sont en cours, en même temps que les enquêteurs recherchent des témoignages pouvant les conduire vers les criminels aujourd’hui en cavale.

            Plusieurs ONG de défense des droits de la femme ont une fois de plus, élevé leurs voix pour condamner ce crime crapuleux perpétré sur Mme Kisema Samba, au moment où les déléguées des organisations des femmes du monde envisagent d’organiser dans les tout prochains jours à Kinshasa, une marche de solidarité avec les femmes congolaises pour protester contre les violences faites à la femme et réclamer des actions énergiques dans le cadre de la lutte contre l’impunité. 

J.R.T.

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