Viol, assassinat, enlèvement, vol, drogue, alcoolisme, Selembao, le nouveau Far-West !

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Depuis presque deux mois, la population de la Commune de Selembao vit dans une terreur indescriptible à cause de l’insécurité. Faute d’un approvisionnement régulier en courant électrique dans plusieurs quartiers, notamment Libération, Hérady, Ngafany I et II, Badiadingi, Madiata, Camping, Kitokimosi etc., on enregistre chaque matin des lamentations d’une vingtaine de familles victimes des visites nocturnes et indésirables des malfaiteurs armés opérant en petits groupes ou en solo. Vol, viol, extorsion, agression, menace et autres actes malveillants sont « offerts » au quotidien par  des brigands dans cette partie de la capitale. Dans leurs forfaits, ils emportent de l’argent difficilement gagné par le petit peuple, des vêtements, des appareils électroménagers et bien d’autres biens de valeurs. Selon divers témoignages enregistrés, par Le Phare, hier jeudi 28 octobre 2010 auprès des notables de Selembao, ces brigands dépossèdent les résidents avec brutalités les obligeant surtout à indiquer où se cacheraient leurs épargnes.

            Organisée autour d’un Comité d’initiative locale contre l’insécurité dans leur commune, la population a décidé d’élever sa voix pour dénoncer des cas de viols dont les victimes sont forcées de dissimuler par peur du regard des autres et du mépris des inconscients. « Plusieurs familles sont affectées par cette violence qui entraine des cas de divorce par le rejet des victimes de leurs maris incapables de défendre l’honneur et la dignité de leurs épouses. » ont indiqué les signataires d’une pétition adressée depuis le 22 septembre dernier au ministre provincial de l’Intérieur, Sécurité et Habitat.

            Concernant les meurtres, ils ont relevé plusieurs cas dont les plus récents sont ceux des messieurs Lelo, Célé Mboma, Nkanga Djoma, Mbumba etc.

            Dans le lot des outrances, les notables font état de l’existence, dans plusieurs quartiers des « ngandas » d’alcool prohibé et de chanvre, fréquentés même par des hommes en uniformes ; la présence des démobilisés, déserteurs et malfaiteurs dans les quartiers situés le long de la rivière Pumbu-Makelele ; la quasi-absence de policiers dans leurs Sous-commissariats ; la complicité des hommes en uniformes en patrouille dans le rapt et ravissement des biens d’autrui ( portables, bijoux, chaussures, argent etc.)

            Face aux nombreuses dénonciations restées lettres mortes, la coordination provisoire du Comité est revenue à la charge depuis hier jeudi 28 octobre 2010 en adressant une autre correspondance au Vice-premier ministre et ministre en charge de l’Intérieur, Adolphe Lumanu, avec ampliation au Chef de l’Etat et Premier ministre, pour rappeler la terreur qui règne à Selembao. A cet effet, le coordonnateur de cette structure, Simon Diakubikua Mbiaku, a martelé que lui et ses pairs sont des contribuables et ont droit à la sécurité de leurs personnes et de leurs biens. « Jusque hier jeudi, le corps de monsieur Mboma serait encore à la morgue faute de moyens pour son enterrement… ». 

Tshieke Bukasa 

 

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