Villa Cannas 466 : Gizenga insaisissable

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Un conflit immobilier oppose depuis des lustres  André Bweyesa  au patriarche Antoine Gizenga , à la succession Lengelo et au Conservateur des titres immobiliers  de Mont Amba.. Cette affaire en continuation  est enregistrée au Tribunal de Grande Instance « TGI » de Matete sous le numéro RC 24961.  Les deux parties se disputent une villa sise avenue Cannas 466/ 11, dans la commune de Limete. Pour la partie demanderesse, le tribunal doit faire déguerpir ses adversaires, annuler le certificat d’enregistrement délivré à Antoine Gizenga et  lui  faire payer des dommages-intérêts. Ceci pour le compte de leur client  qui, depuis des années, ne jouit pas de son bien immobilier.  Le magistrat commis au traitement dudit dossier a poussé un cri quand il a vu le nom de l’autorité morale du Palu sur sa table de travail.
Et le public venu en masse le mardi 2 août 2011 suivre l’audience  est rentré quelque peu déçu. La raison de cette déception est l’absence à la barre du conseil d’Antoine Gizenga.
 Eric  et Jean- Claude Lengelo et même le Conservateur des titres immobilier du Mont Amba ont été représentés à l’audience d’hier mardi par les avocats Tadi et Bafuafua. André Bweyesa l’était par Me Mpela.
 
Prenant acte de ce raté, le tribunal, en accord avec les  deux parties,  a fixé la prochaine audience  au  13 septembre 2011. Et comme  le conseil du patriarche du Palu a déjà brillé par deux  absences répétées au TGI  Matete, le jugement   qui sera prononcé le mois prochain risque de l’être par défaut. La séance du 13 septembre sera certainement déterminante.  « En  cas d’une troisième absence,  nous serons  amenés à demander au tribunal de s’assumer»,  a-t-on entendu de la bouche de Me Mpela peu avant de quitter la barre.

Dialogue des sourds
 
Les huissiers chargés de déposer  les exploits au domicile du  patriarche  Gizenga se  heurtent au refus des vigiles du numéro un du Palu, qui les renvoient au siège de leur parti. Pour ces auxiliaires de la justice qui ne l’entendent pas de cette oreille, le Palu n’est pas mis en cause dans ce dossier. Matériellement, laisse-t-on entendre, l’ancien Premier Ministre est insaisissable, d’où les remises du dossier à 2 reprises.
 
Le Phare a déjà évoqué dans ses livraisons antérieures le feuilleton de la villa de l’avenue Cannas. En somme, tout est  parti  du désir manifesté à l’époque par Placide Lengelo aujourd’hui décédé ,  de charger un de ses fils de vendre la concession querellée. Eric Lengelo s’était  exécuté de bonne grâce. 
 Le  dossier en question  est instruit au niveau du Parquet Général de la Gombe. La succession Lengelo est accusée  de stellionat, faux et usage de faux.  Après audition des différentes parties, le Parquet classe l’affaire sans suite.
C’est ainsi que la partie demanderesse vient il y a de cela quelques temps  de se  pourvoir  en civil pour récupérer la villa querellée.
                                         
  Jean- Pierre Nkutu

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