VIH/SIDA : Martin Köbler «dépisté»

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En vue d’inciter les Congolais au dépistage volontaire, l’une des méthodes pouvant réduire la propagation du VIH/SIDA en RDC, le patron de la MONUSCO, Martin Köbler, s’est fait dépister hier lundi 1er décembre 2014 en présence de plusieurs personnes venues assister au briefing organisé par cette structure onusienne, sur ladite pandémie. Martin Köbler, représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en RDC, s’est plié à cette formalité à l’occasion de la Journée mondiale de la lutte contre le VIH/SIDA, célébrée le 1er décembre de chaque année. Le thème retenu  pour cette année est : «Zéro nouvelle infection au VIH, zéro décès lié au Sida, Zéro discrimination et stigmatisation liées au VIH».

Le patron de la Monusco a déploré le fait que le SIDA soit devenu un tabou, alimenté par la faible connaissance de la problématique au sein de la population. Pour lui, c’est un sujet qui doit être discuté ouvertement, afin de permettre à tout le monde d’avoir une idée sur cette maladie et d’éclairer la lanterne sur toutes les rumeurs tournant autour du Sida, notamment sur les causes, les préventions, les symptômes, le traitement, etc.

Martin Köbler a également exhorté l’assistance à ne pas stigmatiser les personnes vivant avec le VIH, suite à leur statut sérologique, mais plutôt à manifester plus d’affection à leur endroit. Cela leur permettra de se rétablir rapidement et s’intégrer de nouveau dans la société.

Après ce message, quelques membres de la section VIH/SIDA de la Monusco ont dans ce même ordre d’idées, fait savoir qu’au sein du système des Nations Unies, il existe une association des personnes vivant avec le VIH, fonctionnant sous le label UN+. Une façon de condamner toutes formes de stigmatisation, dont sont victimes ces personnes, car, précisent-ils, on peut vivre avec ces dernières sans être contaminé, à condition de respecter certaines règles d’hygiène.

Ils ont par ailleurs indiqué qu’il y a trois manières de se prévenir contre l’infection du VIH. Il s’agit premièrement de l’abstinence de tout rapport sexuel avec la personne infectée, la fidélité à un partenaire non infecté et l’utilisation du préservatif avant de passer à l’acte sexuel.
S’agissant de l’usage du préservatif, cette équipe de la section VIH/SIDA de la Monusco a expliqué que plusieurs condoms se déchirent pendant l’acte, parce que certaines personnes ne savent pas l’utiliser correctement.
D’après leurs explications, il faut premièrement vérifier la date de péremption, et ensuite se servir de la languette se trouvant au dessus de l’emballage pour l’ouvrir. Après avoir sorti le condom, on pince son extrémité afin de bien le dérouler, tout en veillant à ce que l’air n’y pénètre pas.

Ils ont en outre renseigné, qu’on peut attraper le sida par voies sexuelles non protégées, par l’utilisation des objets tranchants ( lame de rasoir, lime à ongles, …), la transfusion sanguine, etc.
Il sied de noter que selon les statistiques publiées récemment par MSF, près de 32.000 patients auraient trouvé la mort l’année passée suite au manque des traitements appropriés. En plus, 80 % de 44.000 personnes vivant avec le sida en RDC, sont toujours en attente d’un traitement qui pourrait leur sauver la vie.

D’où l’importance d’une implication totale du gouvernement congolais et des bailleurs de fonds  dans cette lutte, afin d’éradiquer totalement ce fléau.
Perside DIAWAKU

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