Victime d’accident, il exige d’être dédommagé par le propriétaire du véhicule

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Tshibambe Tshikala Sorel, père d’une famille nombreuse, craint pour sa santé ainsi que l’avenir de ses enfants après un accident de circulation dont il était victime. Inquiétude exprimée au cours de l’audience publique qui s’est tenue, hier jeudi 6 août 2015, devant le tribunal de paix de Matete sous le RP 29995.

Assisté de son conseil dans la présente cause, Tshibambe Tshikala a soutenu devant les juges qu’en date du 20 avril 2015, une Jeep Rav 4, plaque minéralogique 5100 AB01, l’avait percuté sur l’avenue Cannas dans la commune de Limete, quartier industriel. Véhicule conduit par le chauffeur Efolo Mbompale et appartenant à José Tshimbalanga.

Le tout s’était passé en début de soirée, lorsqu’il raccompagnait sa sœur et ses cinq neveux qui étaient venus lui rendre visite. Une fois sur la voie publique, ils avaient aperçu un véhicule qui venait en grande vitesse. Pour laisser le passage libre, il avait dit à ses neveux de se mettre de l’autre côté de la route, précisément au-delà du caniveau. Mais contre toute attente, alors qu’il n’y avait pas d’autre véhicule, la jeep avait quitté la route, traversant le caniveau pour les percuter au-delà de la chaussée de roulement. Sa sœur ainsi que ses neveux avaient eu de légères blessures. Alors que lui, avait eu une fracture au niveau de son tibia et son péroné droit.

Acheminé à l’hôpital Bondeko, dans la commune de Limete, le propriétaire du véhicule, José Tshimbalanga, en tant que responsable civil, avait déboursé une somme de 176.000 Francs congolais pour lui assurer les soins. Et, un acte d’engagement était signé entre les parties, dans lequel José Tshimbalanga s’était engagé de prendre en charge tous les soins de santé, la restauration de la victime, le paiement de son loyer ainsi que la scolarisation de ses enfants.

Contre toute attente, après deux mois d’internement et une année et quatre mois depuis qu’on lui avait placé un fixateur, José Tshimbalanga s’illustre par une violation de l’engagement pris. Pourtant, selon son médecin traitant, le fixateur placé pour une durée d’une année, devrait déjà être retiré depuis quatre mois. Plus il traîne dans le corps et plus,  il y a risque d’infection.

Aussi, la prise en charge de sa famille qu’il avait promise d’assurer est restée lettre morte. Car, ses enfants ne sont plus scolarisés, la famille est déguerpie pour impaiement de loyer et a passé quelques nuits à la belle étoile, avant d’être récupérée par les grands parents.

Pour cela, Tshibambe Tshikala réclame 200.000 dollars américains pour les préjudices subis.

Pour sa part, l’organe de la loi, après avoir demandé et obtenu le défaut pour le prévenu Efolo Mbompale ainsi que le civilement responsable José Tshimbalanga qui n’ont pas comparu, bien que régulièrement atteints, a estimé que l’infraction des coups et blessures volontaires est établie dans le chef du prévenu Efolo Mbompale. Pour cela, il exige une année de servitude pénale principale pour l’auteur de l’accident, conformément à l’article 52 du Code pénal Livre II.

Quant au civilement responsable José Tshimbalanga, le ministère public réclame deux mois de servitude pénale principale pour défaut d’assurance, cfr l’article 54 du même Code. Le tribunal a pris le dossier en délibéré.

Yves Kadima