Vers la fin de la grève des médecins

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            Le Syndicat National des Médecins (Synamed) a accepté le principe de la fin de la grève dans les établissements publics de santé à travers le territoire national. C’était hier lundi 25 octobre 2010 à l’issue des négociations qu’il a eues avec le gouvernement, représenté par le ministre du Budget, Jean-Baptiste Ntahwa, et celui de la Santé Victor Makweng Kaput, à l’Hôtel du Gouvernement.
           
            Au terme des discussions, le ministre du Budget, qui représentait le Premier ministre Adolphe Muzito, a laissé entendre que le gouvernement s’est montré fort ouvert et large pour le bénéfice de la noble profession des disciples d’Hippocrate. « La balle est maintenant dans le camp des médecins », a-t-il commenté. Son collègue de la Santé s’est pour sa part réjoui de l’issue favorable des négociations et émis le souhait de voir le travail reprendre rapidement dans les formations médicales de l’Etat.

             A en croire Dr Mankoy Badjoky, Secrétaire Général du Synamed, l’exécutif national a pris l’engagement de satisfaire, dans un délai raisonnable, aux revendications des « blouses blanches » contenues de leur cahier de charges ficelé il y a plus d’une année.
            Il a rappelé, à cette occasion les cinq revendications principales du Synamed : 1°) le réajustement des salaires des médecins ; 2°) la nomination des médecins exerçant sans acte de nomination ; 3°) la classification des emplois ; 4°) la mécanisation d’environ 880 médecins ; 5°) les litiges financiers.
            Après avoir reçu du gouvernement le ferme engagement de la réalisation de ses promesses, le Synamed a sollicité un délai de 48 heures en vue de rendre compte de l’évolution des négociations à sa «base». Dans l’hypothèse d’un avis favorable de cette dernière, il est prévu la signature, entre le gouvernement et le Syndicat National des Médecins ce mercredi 27 octobre 2010, d’un accord devant sanctionner le compromis auquel sont parvenues les deux parties au sujet de l’amélioration des conditions salariales et de travail des médecins oeuvrant dans le secteur public. En retour, les médecins devraient prendre l’engagement de remplir le devoir de leurs charges, à savoir la prise en charge des malades.
            Il convient de signaler que c’est depuis le lundi 13 octobre 2010 que les hôpitaux publics fonctionnent sans médecins, sous le régime du service minimum assuré par des paramédicaux. Les rares médecins qui se présentent sur leur lieu de travail n’interviennent que pour des cas d’extrême urgence concernant des patients admis avant le déclenchement de la grève.                         

Kimp.

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