Vers la création d’une Commission provinciale routière

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 Structure étatique chargée de maintenir en état un réseau de pistes, routes et bacs où les véhicules roulent toute l’année à 40 km/h, le projet de création de la « Commission provinciale routière » a été validé le vendredi 3 août 2012 à l’issue d’une réunion tenue à Notre-Dame de Fatima. Y ont pris part, les experts de la Cellule Infrastructures du ministère de l’Aménagement du Territoire, Urbanisme et Travaux publics, du Fonds national d’entretien routier(Foner), de la Coopération Technique Belge (programme UCAG-minider), ainsi que les services de l’Etat, les organes de la société civile paysanne, les bailleurs et agences d’exécution.

 En d’autres termes, il s’agit d’un organe de concertation au profit de tous les partenaires techniques et financiers impliqués, partout en provinces, dans des multiples programmes de réhabilitation et d’entretien des routes en RDC. Occasion pour le représentant du ministre de l’Agriculture et développement rural, son directeur de cabinet, Maku Maku Mwini, de souligner son importance. «Nous avons relevé que l’exécution des programmes de réhabilitation et d’entretien des routes fait l’objet d’une faible concertation entre les différentes agences d’exécution, ce qui affaiblit leur efficacité. Il se révèle indispensable de combler ce déficit de communication entre les diverses agences d’exécution de l’Etat ou des partenaires en appui, ainsi que vis-à-vis du gouvernement provincial et de ses organes spécialisés », a-t-il souligné.

 Impliquer les usagers

 Principal partenaire de ce projet, la CTB, à travers son expert institutionnel de l’Ucag-minider, a lancé un appel spécial aux utilisateurs de la route, organisations des transporteurs, la Fédération des Entreprises du Congo, organisations paysannes, les ONG spécialisées dans les travaux de réhabilitation, etc à s’impliquer à ce projet. «C’est pour faciliter l’appropriation de la route par les utilisateurs et les empêcher de considérer que la route construite dans leur village est la route de l’entreprise qui l’a construite ou du partenaire qui l’a financée», a-t-il insisté.
 Il convient de signaler que Patrick Ndibu Dipa, directeur des études et planification et Secrétaire général au développement rural, avait auparavant rappelé le contexte de la stratégie sectorielle de l’agriculture et du développement rural en RDC. Selon ce dernier, le processus d’élaboration de cette stratégie a déjà conduit à l’identification de quelques contraintes majeures dans ce secteur. Dans le lot, il a cité l’accès aux marchés et aux infrastructures rurales de base en détérioration très avancée ; la production très rudimentaire et l’accès difficile aux intrants ; la difficulté de financement ; la mauvaise gouvernance et la faible organisation ; etc.

Tshieke Bukasa

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