Vente du sable : un commerce juteux

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 Au quartier « Ma vallée », dans la commune de Masina, un petit groupe de jeunes a réussi à rompre avec l’oisiveté en s’adonnant au trafic du sable. Chaque matin, ils se présentent dans la concession d’un officier supérieur de l’armée, à qui ils payent un petit droit d’exploitation. Avec leurs pelles, ils sont prêts à remplir plusieurs chariots ou la carrosserie d’un camion.

 Le tarif appliqué pour l’heure renseigne qu’un chariot de sable est proposé à 2.000 Fc, tandis qu’un camion de sable revient à 50 dollars américains.
 Leur recette journalière s’élève en moyenne à 150 dollars américains. Ils soutiennent que cette activité leur permet de se prendre en charge, nourrir, se loger, s’habiller, de prendre régulièrement un petit verre…bref, d’assurer le minimum vital.
 Un étudiant d’une grande école de la place qui a requit l’anonymat a laissé entendre que c’est grâce au trafic du sable qu’il paie ses études (frais académiques, syllabus, frais de transport). Tous les creuseurs de sable avouent que ce métier les met à l’abri de mauvaises tentations et fréquentations.
Aimée Kupa
(Stg/Ifasic)

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