Venant Tshipasa sommé de choisir entre la tenue du Congrès et sa démission

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Au cours d’un point de presse qu’il a animé le mercredi 24 février 2010 au Palais du Peuple, l’honorable Lusenge Bonane Jérôme, Président du Groupe des Députés COFEDEC à l’Assemblée Nationale, et vice-président du Groupe Parlementaire des Chrétiens Démocrates Fédéralistes a confirmé le malaise qui règne au sein de son parti, la COFEDEC (Convention des Fédéralistes démocrates chrétiens).

Il dénonce la dérive totalitaire du président national, Vénant Tshipasa à travers une gestion qui laisse à désirer. Cela se remarque par la désignation unilatérale de Madame KAVIRA MAPERA Jeannette comme représentant du parti au Gouvernement. Ni le Directoire du parti et encore moins les Députés Nationaux, personne n’a été consulté !

Alors que, dit-il, Mme Mapera occupait déjà un poste assez juteux à la COHYDRO pour le compte de la CEFEDEC.  D’aucuns estiment qu’au cas où il fallait placer obligatoirement une dame au gouvernement, il n’y avait pas qu’elle. Le parti en compte autant, et aussi expérimentées que Kavira.

« La question qui se pose est celle de savoir pourquoi toujours la même KAVIRA MAPERA à tous les postes ; pourquoi seule sa famille privée bénéficie des faveurs du Président du parti lors des partages des dividendes politiques, alors que tous les sièges sont, sauf pour l’actuelle ministre, le fruit des efforts personnels et jamais des dons du Président comme beaucoup le croient ».

Face à cette situation, Jérôme Lusenge qui se dit en harmonie avec ses pairs Députés,  prévient que la Ministre Kavira Jeannette n’aura pas le soutien des élus tout comme celui des cadres et base de la Cofedec, pour avoir été désignée sentimentalement.

Interrogé sur l’exclusion de l’honorable Pierre PAY PAY, il dit qu’aucun des motifs évoqués à sa charge ne tient debout. « D’ailleurs, aucun ministère juteux n’a été octroyé à la COFEDEC dont apparemment et selon des dires, son négociateur ne serait pas à la hauteur de sa tâche et serait toujours floué ». 

Concernant les cotisations, seuls deux membres, lui-même et le Révérend Kakule Molo, sont en ordre de payement.

« Les données de la trésorerie renseignent que même le Président du parti, ses représentants au Gouvernement et dans les entreprises publiques (COHYDRO) ne versent aucun rond sous forme de cotisation ».

A ce sujet, l’orateur soutient qu’ « il est tout à fait indiqué que les cadres du parti ayant construit des villas avec l’argent gagné à des postes octroyés par le parti, libèrent un dixième comme cotisation pour permettre au parti de survivre au-delà des générations ».

J. Lusenge rappelle à la Ministre Mapera et au Président Tshipasa que leurs dépenses de campagne, contrairement à tous les autres candidats du parti, ont été entièrement prises en charge par les ressources générées par leurs fonctions aux Affaires Foncières. Un poste gagné grâce aux efforts personnels et aux capacités de négociateur du mythique vice-président Pierre PAY PAY. Face à ce constat malheureux et pour sortir le parti de la crise, il demande à V. Tshipasa de convoquer le congrès de la Cofedec. Sinon, il sera responsable de toutes les conséquences qui lui arriveront.

« De tout ce qui précède, il ressort que la gestion totalitaire du parti ayant déjà été décriée à plusieurs reprises, le responsable spirituel, membre du Directoire, ayant avoué l’échec de la mission lui assignée de ramener le Président à des proportions morales acceptables et une répartition équitable et équilibrée, le Président National devra écouter la voix de la base qui réclame un congrès au Nord Kivu, la réhabilitation du vice-président  Pierre PAY PAY, sinon sa propre démission ».

Outre sa gestion cavalière, Lusenge Bonane fustige également l’entretien au sein du Directoire du parti d’une unité de catcheurs  dans l’unique but de terroriser ses membres et les obliger à dire amen au dictat du président.

C’est pourquoi il dénonce la tentative de V. Tshipasa de vouloir transformer le Directoire en une mutuelle des recrues et applaudisseurs pour la plupart spécialistes en injures contre quiconque défendrait des idées contraires aux siennes.    Sur cette lancée, il informe que le président Tshipasa s’apprêterait à lui faire subir le sort de Pay Pay, et selon les échos en provenance de Goma, son exclusion sera débattue à la réunion extraordinaire convoquée pour ce vendredi 26 février 2010.

Il a, à l’occasion, réitéré l’adhésion des députés COFEDEC à l’AMP : « qu’ils n’ont pour objectif que d’aider le Chef de l’Etat à réussir son mandat non pas à travers des applaudissements militants mais à travers des suggestions susceptibles de lui apporter l’adhésion du peuple électeur. »

                                                 Dom

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