Vade- mecum pour la sécurité des journalistes en RDC

0
29

Préambule.

 Adhérant à la Résolution 1738 du Conseil de Sécurité des Nations Unies du 26 décembre 2006 sur la sécurité des journalistes, des professionnels des médias et du personnel associé ;
 Rappelant la Résolution 29 de la 29ème session de la Conférence générale de l’Unesco condamnant la violence contre les journalistes, telle qu’adoptée le 12 Novembre 1997 à Paris;
 Considérant les différents rapports publiés par la Fédération Internationale des journalistes (FIJ) sur les assassinats et agressions perpétrés contre les professionnels de la presse ainsi que l’impunité dont jouissent les prédateurs de la liberté de la presse ;
Faisant nôtre la Déclaration de Windhoek de 1991;
 Conscient de notre attachement à la protection des droits et libertés fondamentaux tels que garantie par la Constitution, les textes législatifs et le Code de déontologie ;
 Nous, journalistes et professionnels de la presse de la RDC, conscients du rôle que nous avons à jouer  au sein de la société, et convaincus que notre sécurité est aussi tributaire de notre comportement, nous engageons à observer scrupuleusement le présent vade-mecum libellé en douze points :

 

1. Nous interdire de publier des faits non vérifiés ;
2. Nous assurer que l’information à diffuser est traitée de manière équitable et équilibrée ;
3. Nous engager à être solidaires de nos confrères en  difficulté dans le cadre de l’exercice du métier ;
4. Nous abstenir de poser des actes qui énervent les principes d’éthique et de déontologie professionnelle ;
5. Prendre soin d’informer la rédaction et les organisations professionnelles des médias avant de répondre à une quelconque convocation des services ou de la justice ;
6. Nous  faire accompagner d’un avocat en cas d’interpellation  au niveau du parquet, d’un tribunal ou des services pour délit de presse ;
7. Avertir la rédaction ou le poste de  police le plus proche en cas de menaces ;
8. Nous abstenir de consommer l’alcool pendant les heures de service ou loin de  nos lieux de résidence ;
9. Demeurer  vigilant en tout temps et en tout lieu, l’être davantage dans les zones de conflit ;
10. Disposer d’une alarme à domicile et éventuellement    à bord du véhicule personnel;
11. Disposer en tout temps d’un crédit suffisant pour des appels d’urgence ;
12. Ne céder ni  à la colère  ni à la  provocation, ni à la manipulation des acteurs politiques.

Motion de solidarité avec les journalistes camerounais
 Nous, participants à l’atelier sur « la Tolérance zéro et la sécurité des journalistes : Défis et Perspectives », organisé par l’OMEC, Observatoire des Médias Congolais avec l’appui de l’UNESCO ;
 Profondément bouleversés par la mort en détention de notre Confrère Bibi Ngota, Directeur de publication de l’hebdomadaire « Cameroun Express »;
 Exprimons  avec la plus grande fermeté notre condamnation des conditions d’incarcération du confrère décédé;
 Appuyons l’exigence de sa famille et de l’ensemble de la presse camerounaise d’une enquête indépendante pour clarifier les faits et établir les responsabilités ;
 Rappelons que dans tout régime démocratique, la liberté est la règle et la détention l’exception ;

Exigeons la libération de tous les journalistes emprisonnés.

Fait à Kinshasa, le 03 mai 2010

Les participants.

LEAVE A REPLY

*