Usage de la machine à voter par la Ceni : les candidats présidents divisés

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Après la réunion de jeudi 04 octobre dernier, le président de la centrale électorale, Corneille Nangaa,  a une fois de plus invité les candidats présidents de la République, avec cette fois-ci leurs experts en informatique, afin  de mettre les points sur les ‘’i’’ à propos  de la machine à voter, qui devra servir lors des élections du 23 décembre prochain.

Comme d’habitude, s’était un huis clos avec la majorité des candidats à la présidence. Au sortir de la réunion, les réactions sont tombée à chaud.

– Pour le vice-président de la CENI, Norbert Basengezi, « cette rencontre est très importante pour nous. Nous avons décortiqué toutes les questions possibles. Nous avons beaucoup avancé en ce qui concerne le fichier électoral où tout le monde a compris qu’il y a plus de 2000 candidats appartenant à tous les partis. Et, les regroupements politiques qui sont concernés  et ca arrive un peu à 6.000 personnes qui constitué le 20% de candidats qui n’ont pas d’empreinte digitale.

Un intervenant a dit que l’on devrait laisser parce que ça remettre
encore à cause les arrêts de la Cour Constitutionnelle. Sur ce point,
les candidats présents sont divisés…es candidats présidents de la
République vont encore se concerter.. Mais la collaboration, elle est
bonne…. »

«Sur les 100 % de mes questions ont été satisfaits. Je ne peux que
dire la vérité. Je suis venu  aujourd’hui vous dire que  ça n’a pas
été satisfait. Je prends le peuple à témoin et faire attention à un
courant politique qui ne connaît rien en politique informatique, rien
en technique et en droit. Ils disent qu’ils sont des meilleurs en
droit, ils ne savent même pas interpréter le droit. C’est-à-dire que
le moment est venu pour que tout le Congo comprenne.
…Na Congo, opposant azalaka lisusu te. Kaka bango wana  ba bomi
mboka, kaka bango wana bimi na reunion batu ya liboso. Vérité polele,
polele, nayebisi bango boye, na bino, na Kabila tokenda na ba
élections » a déclaré Yves Mpunga.
« Disons qu’il y a eu tellement d’échanges. C’était les
mêmes questions. Il y a eu également de petites avancées. Et je pense
que lors de la prochaine séance, on va arriver au consensus… Le grand
problème aujourd’hui c’est la machine à voter. Pour ceux qui ont
participé à la réunion, le consensus est très difficile. Mais tout le
monde veut que nous allions aux élections le 23 décembre. Nous sommes
tous d’accord pour les élections au 23 décembre.  Mais, il faut
maintenant baliser le chemin. C’est pourquoi, moi, je me permets de
dire que je n’ai jamais soutenue l’idée d’une transition quelconque.
Nous devons absolument aller aux élections, parce que c’est ce que le
peuple attend. Et, moi, j’ai toujours soutenu le fait qu’on aille aux
élections conformément au calendrier publié par la CENI que nous avons
tous adopté…Donc, il n’est pas question que nous allions aux élections
en dehors de ce calendrier. La population a longtemps attendu ce
moment et nous aussi nous l’avion tant attendu. Donc, parler d’une
transition, quelle qu’elle soit, nous ne sommes pas d’accord… » a
souligné Mabaya Gizi.
Pour  le professeur pasteur Théodore Ngoy : « Premier élément, il y a
des candidats présidents de la république qui ne sont pas venus. Et,
Je pense qu’ils ont eu raison parce que la réunion se termine en queue
de poisson. Pourquoi ? Un grand nombre des candidats présidents de la
République, disons la majorité, a pensé qu’il fallait d’abord vider la
question, celle de savoir si la machine à voter constitue une décision
légale ou illégale, avant d’examiner sa viabilité ou sa technicité.
Voilà, on discuter tout ce temps sur cette question. Et, nous nous
avons dit que cette machine n’avait pas légale et nous l’avons
démontré. Et, nous avons voulu que la CENI et nous arrivont à la
conclusion  de savoir qu’elle est légale ou pas. C’est alors qu’on
pourra imaginer ou envisager des décisions  techniques. Curieusement,
à la fin, le président corneille Nangaa nous dit que ceux qui ne
veulent pas qu’on ait des décisions techniques peuvent partir.  Voilà,
comment on nous a traités par Corneille Nangaa. Ceux qui veulent qu’on
expérimente la machine à voter, qu’ils restent… Voilà comment on
traite les candidats président de la République ».
De son côté, Moka clame :  «… ils ne veulent pas des élections. Je
comprends. Nous sommes de l’opposition, on n’a pas d’argent. C’est
pourquoi, ils veulent qu’on forme un gouvernement d’union nationale
pour avoir des postes.  Nous pouvons nous convenir
calmement…L’histoire donne aujourd’hui raison à  Nangaa puisqu’il a
réalisé son travail à 70% et il ne reste que 30%….».

Propos recueillis par Dorcas NSOMUE