Unikin : paludisme, médecins et acteurs de lutte remis sur le banc de l’école

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Prix RecherchePendant six semaines – soit du 19 août au 26 septembre 2013 – il se tient au Centre catholique Nganda, dans la commune de Kintambo, la 3ème session du cours international de Paludologie en Rd Congo. Destinée aux médecins et responsables de la lutte antipaludique sur terrain, cette formation vise le renforcement des compétences techniques  et managériales sur les stratégies et les outils disponibles aux fons d’une nouvelle mise à échelle des interventions de lutte antipaludique. Résultat qui ne pourra s’obtenir que grâce à des enseignements de qualité dispensés par des experts nationaux de l’Université de Kinshasa (UNIKIN), de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ainsi que ceux venus de divers horizons. L’initiative de ce renforcement des capacités des acteurs de lutte antipaludique revient  à l’Université de Kinshasa, particulièrement à  la Faculté de Médecine qui organise depuis trois ans, avec l’appui de l’OMS et du programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP), un enseignement de haut niveau  sur le paludisme, un fléau sanitaire qui constitue un défi majeur dans notre pays.

Dans son mot d’ouverture de la session, le ministre de l’Enseignement supérieur, universitaire et recherche scientifique (ESURS), Bonaventure Chelo, a dit son soutien à cette initiative. Il a confirmé que sa mission, qui consiste à améliorer sans cesse les capacités des Congolais et leur vécu quotidien et à rechercher leur bonheur ne peut que s’honorer par l’organisation de cette formation  continue sur la malaria.

RDC et Nigéria : 40% des décès

De son côté, Faustin Shenge, représentant du ministre de la Santé empêché, a souligné la communauté d’intérêts poursuivis par l’ESURS et la Santé publique, préoccupés par la connaissance, l’intelligence et l’expertise scientifique dans l’action de chaque professionnel responsable de soins et de services à délivrer à des humains. Pour lui, les participants seront amplement informés sur toutes les questions touchant à cette lutte, telles que les stratégies de prise en charge des cas de paludisme ; des mesures préventives, l’entomologie du paludisme, la lutte vectorielle, la communication pour le changement de comportement, la planification, etc. Il a dit que le Gouvernement attendait beaucoup de cette session.

Par ailleurs, Joseph Caboré, représentant de l’OMS, a noté que le paludisme demeure une préoccupation de premier  ordre pour les individus, les ménages et les communautés dans les pays de la région sub-saharienne, et tout particulièrement en Rd Congo et au Nigéria qui représentent à eux  seuls, plus de 40% des décès dus au paludisme dans le monde. Et cela, a-t-il regretté, malgré la disponibilité de nouveaux outils de lutte tels que les  moustiquaires imprégnées d’insecticide de longue durée, ou le test de diagnostic rapide, ou encore la combinaison thérapeutique à base d’artémisinine (ART). Le Doyen de la Faculté de médecine a remercié les participants d’avoir répondu à l’invitation pour cette formation de haut niveau, conformément aux désidératas des partenaires qui utilisent  des cadres formés. Enfin, le recteur de l’UNIKIN a présenté les objectifs de la formation de cette activité scientifique et souhaité recevoir des rapports de terrain des bénéficiaires

SAKAZ 

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