Unikin : des étudiantes sinistrées du home 80 oubliées

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Les étudiantes sinistrées de l’incendie qui avait ravagé le Home 80 de l’Université de Kinshasa dénoncent une injustice dans le traitement de ce dossier. En effet, l’on se souviendra que c’est le dimanche 22 février 2015 s’était déclaré un incendie d’origine accidentelle.  Syllabus, lits et autres objets de valeur appartenant aux étudiantes avaient été détruis le feu.

Interpellés, plusieurs membres du gouvernement s’était rendu dès le lundi 23 février 2015 pour s’enquérir de la situation. Pour se démarquer des gouvernements précédents, où l’on enregistrait plus des discours que des réalisations, cette équipe gouvernementale a dans un premier temps remis une somme de 100 dollars américains, des seaux d’eau ainsi que des mousses aux étudiantes sinistrées. C’est lors du partage qu’ont éclaté des mécontentements dans le s rangs des étudiantes qui prétendaient faire partie des sinistrées.

Pour mettre hors d’état de nuire les moutons noirs, sur base des  listes conservées aux œuvres estudiantines, les autorités gouvernementales et académiques n’ont servi que les étudiantes détentrices d’un contrat original. Les sous-logées, non reconnues par les autorités, ont été ignorées, ont indiqué certaines étudiantes rencontrées sur le site universitaire. Pour ces étudiantes, cette manière de procéder est non seulement salutaire mais aussi discriminatoire.

Elles pensent qu’il faut éviter de se limiter aux œuvres estudiantines. Il faut une identification des victimes qui, du reste, se connaissent pour avoir vécu le pire pendant plusieurs jours ensemble. D’autres par contre ont estimé que les autorités tant académiques que gouvernementales n’avaient pas d’autre alternative que de procéder de la sorte. Cependant, ces étudiantes ont estimé que cette assistance, bien que salutaire, ne répond pas au besoin causé par les dégâts pour une étudiante qui a perdu syllabus, notes de cours ainsi que d’autres biens de valeur. Un syllabus ne coute pas moins de dix dollars américains. Raison pour laquelle, tout en sachant que les autorités ne peuvent pas restituer la totalité des biens perdus, elles ont émis le vœu de voir ces gestes se poursuivre.

Par ailleurs, il faut rappeler que ces étudiantes étaient logées dans un espace réservé au réfectoire, compte tenu du surnombre des candidates au logement Reparties dans les boxes séparés à l’aide des triplex, elles se livraient à des raccordements anarchiques des installations électriques. Ce qui a causé un incendie après qu’un réchaud soit resté longtemps branché. Cette manière déplorable de procéder au logement des étudiantes n’est pas au Home, 80. Dans tous les autres Homes l’on observe la même chose.

Yves Kadima