Une policière de l’ONATRA visitée par des malfaiteurs

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La ville portuaire de Matadi a enregistré la semaine dernière, un vol qui répond parfaitement aux caractéristiques des représailles. Une plainte de la victime déposée à l’Inspection provinciale de la police pour le Bas-Congo, avec copie au Parquet de grande instance de Matadi et au Parquet général près la Cour d’appel de Matadi, donne quelques circonstances de ce cambriolage.
Selon Mme Claire Mbadu Mbumbu, officier de police principal à l’Onatra, tout s’est passé en son absence à Matadi. En effet, devant comparaître à la seconde audience de son procès contre son directeur, à la Cour suprême de justice, Mme Claire Mbadu séjournait à Kinshasa, avec l’autorisation de son employeur.

Trois jours après cette audience, Mme Claire dut regagner son poste de travail. A son arrivée dans la ville portuaire, que ne fut pas sa surprise désagréable de trouver que des voleurs avaient profité de son absence, pour opérer un cambriolage.

 Ces malfaiteurs ont emporté dans son domicile, tous ses appareils électro-ménagers, sa vaisselle de luxe, ainsi que ses effets vestimentaires. Ces mécréants ne lui ont laissé que quelques mobiliers en état de délabrement.

Et sur un mur de la maison, un message qui a valeur de menace et que l’on peut traduire comme suit.
«  Tu l’as échappé belle, parce que nous ne t’avons pas trouvé !
La prochaine fois, tu ne nous échapperas pas ! Nous allons revenir ! »
Les enquêteurs de la police qui tentent aujourd’hui de cerner les circonstances de ce vol, ont effectué une descente au domicile de la dame, aujourd’hui encore traumatisée. La police cherche en effet, à découvrir quand est-ce que ce cambriolage a été commis.  Qui sont en effet, ces malfaiteurs qui avant de quitter le lieu, ont écrit un message de menace sur le mur de la maison de leur victime ?
Que visaient-ils ? Et surtout, qui les a envoyés ?
Mme Claire Mbadu Mbumbu encore sous le choc, ne se rappelle pas avoir des antécédents fâcheux avec ses voisins, ni avec des agents d’autres services de l’Etat.

Pour elle, ce vol devrait nécessairement avoir des liens avec son procès à la Cour suprême de justice. Cette haute juridiction, comme il faudrait le signaler, instruit en appel, l’affaire qui l’oppose au directeur Muganguzi pour attentat à la pudeur et harcèlement sexuel.
Avec le pillage de sa résidence, Mme Claire Mbadu n’entend pas baisser les bras. Ce forfait n’aura aucune incidence sur l’affaire en cours, a lâché un de ses proches qui croit savoir que cet incident le réconforte dans sa conviction que des malfaiteurs ont été instrumentalisés. Il appartient donc aux services d’enquête de l’état-major de la police provinciale de Bas-Congo de traquer ces malfaiteurs, afin qu’ils dévoilent le commanditaire de ce cambriolage.

                                 J.R.T.    

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