Une nouvelle vision de la formation au sein de la PNC

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Les 35 experts de la Police nationale congolaise intéressés par les questions de la formation dans diverses structures de ce corps chargé de la protection des personnes et de leurs biens, ont consacré du 27 au 29 novembre 2012, leurs réflexions autour du projet de création de la direction générale des écoles élaboré par la Cellule d’appropriation et de mise en œuvre de la formation au sein de la PNC. 

En effet, pendant trois jours, les séminaristes ont suivi deux grandes interventions, la première sur «  Le contexte et état d’avancement de la réforme de la police », par le commissaire supérieur principal Dominique Mandjenga du Comité de suivi de réforme de la police, et la seconde sur « Les enjeux de la réforme de la formation » donnée par le commissaire supérieur principal Claude Wasongolwa. Et puis, il s’en suivra 22 autres interventions qui ont tourné sur les grandes préoccupations de la réforme, notamment sur la nécessité d’organiser des rencontres périodiques des acteurs de la formation, des voyages d’études à l’étranger pour les formateurs, et la définition des critères de sélection pour les formateurs et des cadres chargés de la formation. Ils ont déploré la spoliation des infrastructures de formation, et plaidé pour la transformation des écoles et des centres de formation en des structures de formation prévues dans la réforme, ainsi que la définition de leurs missions spécifiques. Les séminaristes ont été guidés par la nouvelle vision de la PNC, son caractère civil, et se sont particulièrement intéressés aux questions des enseignements en armement, tirs et techniques d’état-major au sein de la police.

            Le commissaire supérieur principal Gaspard Kombozi, le coordonnateur du Camo formation, a exposé sur «  Le processus de la mise en œuvre de la formation : la DGEF, l’Acapol et les écoles » qui a suscité une prise en compte au niveau des séminaristes, de la prochaine décentralisation administrative du territoire avant la prochaine configuration des structures de formation, l’équivalence des diplômes de l’Académie de la police avec les titres universitaires classiques.

Ce séminaire a débattu l’état de lieu des centres d’instruction de Kapalata, Jules Moke, Kasangulu, Mvula Matadi, Mbakana, Académie de la police, l’Ecole nationale d’application de la police, CFI et Mluk, au regard des difficultés actuelles présentées par les directeurs de ces structures de formation qui se résument en la faiblesse de leurs capacités d’accueil, la carence d’équipements didactiques, de bureaux, la vétusté des infrastructures, le manque d’entretien, l’absence de coordination au niveau central, et pire, l’absence des titres de propriété.

Le directeur général des écoles et formations intérimaire, le commissaire supérieur principal Diampasi Bulundu a fait le point sur «  Les rapports entre la DGEF et les structures de formation » et souligné la nécessité d’adapter le cadre juridique de la formation à la nouvelle vision de la police.

Un comité de suivi a été chargé de couler toutes les préoccupations en recommandations qui devront être prises en compte dans le projet définitif à proposer à la promulgation par les autorités gouvernementales.

                                     J.R.T.    

 

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