Une nouvelle ère s’annonce à Oshwe

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«Le matériel pour l’érection d’un marché moderne à Tolo, dans le district d’Oshwe, a été déployé déjà sur les lieux la semaine dernière. Le marché de Taketa est en voie de finalisation. La firme va remettre chaque mois 50 bancs pour les écoles à l’administration du territoire qui va se charger de leur affectation, sans oublier les bois sciés remis chaque année aux services étatiques pour faciliter le bon fonctionnement des services,» nous a dit hier à Kinshasa, Richard Garrigue, responsable de la certification de la Société d’exploitation forestière (Sodefor).

            Ces actes posés par cette entreprise annoncent une nouvelle ère dans le territoire d’Oshwe. Les relations parfois heurtées entre la firme et les groupements vont certainement s’améliorer. Ces actes sont consécutifs aux premières journées d’Oshwe, organisées du 9 au 11 septembre 2010 sous le haut patronage du gouverneur de province.

            Ayant consisté en une large consultation des populations riveraines des concessions forestières de Sodefor, localisées dans le territoire d’Oshwe, ces journées avaient pour objectifs de partager des informations sur le code forestier et sur la clause sociale du cahier des charges ; de présenter Sodefor, ses réalisations et les enjeux du processus de certification forestière ; recueillir les inquiétudes des populations en rapport avec l’exploitation forestière afin d’établir un dialogue ouvert entre les différentes parties prenantes ; proposer un cadre de concertation susceptible d’apporter des solutions durables aux conflits passés et potentiels ; adopter un calendrier de sensibilisation, avec l’appui combiné de Codelt- Wwf, sur la négociation de la clause sociale du cahier des charges entre Sodefor et les communautés riveraines.     

            Comme résultats ces journées ont permis aux participants d’avoir l’information sur l’exécution de nouvelles mesures d’application du Code forestier et du Guide de négociation de la clause sociale du cahier des charges ; l’information sur les activités de Sodefor, ses réalisations sur l’aménagement durable des forêts et la certification forestière ; d’élaborer le cahier de sensibilisation des groupements sur la clause sociale du cahier des charges ; de conclure un accord de principe des groupements pour leur adhésion à la signature de la clause sociale du cahier des charges ; de conclure un accord des représentants des communautés à s’organiser en comités locaux de développement.

            Plus de 250 personnes ont pris part à ces premières journées d’Oshwe. Outre les représentants des populations locales, ces journées ont connu la participation de quelques membres du gouvernement et parlement provinciaux, les représentants de l’administration forestière, les représentants de l’administration locale, les autorités coutumières, les représentants des ayants- droit des groupements de Batito, Mbidjankamu, Bolendo, Booli, Bolongo, Imoma, Etwalibokala, Ipanga, Bokongo, les communautés autochtones, les représentants des confessions religieuses et ceux des organisations de la société civile locale et nationale comme Codelt, Avocats verts, Repaleac, RRN du secteur privé ainsi que ceux des organisations internationales telles que Wwf, Uicn et Greenpeace.

            Dans un communiqué de presse publié le jeudi 23 septembre 2010, Greenpeace avait fait état d’une manifestation organisée par les communautés riveraines en marge de ces journées pour exprimer leur refus de voir Sodefor dans leur territoire. « C’est l’unique point sombre de ces journées, mais la manifestation n’a pas eu d’impact auprès des participants, » a reconnu Richard Garrigue.      

Jean- René Bompolonga

 

 

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