Une mission de la Monusco bientôt au Bas-Congo

0
23

C’est depuis de nombreux mois que la population de la province du Bas- Congo assiste à des incursions répétées de l’armée angolaise dans cette partie de la République. Celles-ci ont été signalées notamment à Songololo, Mbanza- Ngungu et particulièrement à Tshela qui semble devenir un terrain de prédilection  pour le safari militaire angolais justifié, semble-t-il, par la volonté de Luanda d’en découdre avec des éléments du FLEC (Front de Libération de l’Enclave de Cabinda) qu’ils sont seuls à voir sur notre territoire, à la grande surprise des autochtones qui ne reconnaissent pas les faits.

Cette situation a pour conséquences de plonger la population dans la panique, l’obligeant à évacuer ses zones de référence pour chercher refuge dans d’autres  points de la province. Les conséquences de l’insécurité créée par les forces armées angolaises ne se manifestent pas uniquement au travers des déplacements des populations, elles s’expriment aussi sur le terrain économique, où les commerçants ne peuvent plus se mouvoir avec facilité et où les agriculteurs ont désormais peur de se rendre aux champs devenus des lieux dangereux parce que susceptibles d’abriter les combattants recherchés.

Devant la persistance des incidents armés et face à cette sorte d’impuissance qu’on semble déceler dans la mollesse des réactions officielles aussi bien au niveau politique que militaire, l’opinion aimerait connaitre la position de la Monusco devant des violations répétées de la souveraineté de la Rd Congo par un Etat membre de l’ONU. Elle voudrait également connaître l’interprétation qu’en fait la Monusco en rapport avec sa mission de maintien et de consolidation de la paix en Rd Congo. Une question dans ce sens a été posée hier au porte-parole militaire de la Monusco, le lieutenant- colonel Félix Prosper Basse, lors de la conférence de presse hebdomadaire de la mission onusienne en Rd Congo.    

Dans sa réponse, le porte- parole militaire a déclaré que le déploiement de la Monusco dans la province du Bas-Congo n’est pas significatif. Cependant, une mission a été dépêchée sur place pour savoir ce qui s’est passé et permettre à la Monusco de prendre à l’avenir des mesures idoines.

Matondo Floris (Stg/Université catholique du Congo)

LEAVE A REPLY

*