Une marche de ménagères et du porte-à-porte  pour l’école à N’Sele et Maluku

0
151

unicefQue tous les enfants, filles et garçons en âge de scolarisation, soient inscrits et retenus à l’école. Un leitmotiv du ministère de l’Enseignement Primaire, secondaire et Initiation à la Nouvelle Citoyenneté (EPS/INC) et du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) ; une conception qui anime la coopération entre ces deux partenaires éducatifs, particulièrement pour pousser les parents des communes périphériques, telles que N’Sele et Maluku, à faire inscrire leurs enfants de 6 à 7 ans, en 1ère année primaire. C’est ainsi qu’hier, jeudi 24 septembre 2015, une délégation des représentants de la province éducationnelle de l’EPSP/Kin-Est et de l’Unicef a, dans un premier temps, participé à une marche des ménagères qui avaient pour objectif de sensibiliser les parents de la commune de la N’Sele, à l’Est de Kinshasa.

Cette marche – organisée par l’EPS/INC avec l’appui de l’UNICEF – partie du Domaine agro-industriel présidentiel de la N’Sele (DAIPN), dans la matinée, est arrivée à son point de chute qu’était le village Kimpoko à environ 2,5km, dans l’après-midi. Ces ménagères, rassemblées pour la sensibilisation à l’inscription des élèves en 1ère année primaire, ont été rejointes par le chef de sous-division provinciale de la N’Sele (sous-proved), Ruffin Kalembo Gashama et par Muziami Imbi Patrice, chef coutumier de Kimpoko 1. Ensuite, les délégués de l’EPS/INC et de l’Unicef ont procédé, dans un second temps, à un recensement, porte-à-porte, des enfants qui ne sont pas encore inscrits à l’école. Car les autorités scolaires, que malgré la réussite de la rentrée scolaire effectuée le 07 septembre 2015 sur l’ensemble du territoire national, les effectifs enregistrés dans les classes de recrutement (1ère année primaire par exemple) ne correspondent pas à ceux attendus. Par exemple, le directeur de l’EP3/Kimpoko attendait 600 nouveaux élèves, mais jusqu’au début de cette campagne, il n’en a inscrit qu’environ 300, soit la moitié des prévisions. Le sous-proved Ruffin Kelembo Gashama estime que ce décor est presque pareil sur l’ensemble de sa juridiction où les écoles primaires ont difficile à remplir leurs salles de classe.

 

Plusieurs difficultés handicapent la scolarisation des enfants

 

Les parents abordés ont marqué leur accord à la scolarisation de leurs rejetons mais ont expliqué être en butte à plusieurs difficultés les rendant incapables de le faire. Parmi ces obstacles figurent les décès des parents ; les orphelins restés à la charge des grands-parents ou des oncles sans ressources ; le manque d’emploi pour les parents en vie ; la chasse contre des agriculteurs sur les terres (et même les collines environnantes) qu’ils cultivent, car achetées par les riches venus de partout ; la charge d’une nombreuse famille, etc. Ruffin Kelembo, dans un premier temps, a pris les noms des enfants non scolarisés et promis de les amener à l’école primaire la plus rapprochée. Il a demandé à tous les responsables scolaires  de ne pas renvoyer les élèves, même ceux n’ayant pas l’uniforme et non en règle de payement des frais. Il n’avait qu’un seul discours : encouragement des parents, tuteurs ou autres responsables à montrer leur bonne volonté pour cette scolarisation. L’Unicef, quant à elle, a fourni déjà des kits scolaires. A la fin de cette campagne, les délégués de l’Unicef se sont rendus à Maluku, à la recherche des enfants marginalisés tels les albinos.

SAKAZ