Une grand-mère poursuivie au TGI/Gombe

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            Ce n’est qu’une partie remise à trois semaines. Telle a été la décision prise hier par le tribunal de grande instance de Gombe siégeant à l’issue de l’audience publique en matières pénales opposant le Ministère Public et la Partie civile à Mme Christine CASSARCHIS et M. ABEDI,  agent au bureau du Conservateur des Titres Fonciers de la Lukunga.  Pour en arriver là, les avocats de la partie citée ont bataillé dur pour obtenir ce report en prétextant que leur cliente, la nommée Christine CASSARCHIS se trouve en Europe pour des soins médicaux et ne pourra regagner Kinshasa que dans deux semaines tout au plus. Pourtant, l’exploit de l’huissier lui avait été signifié il y a plus d’un mois, ont répliqué les avocats de la partie civile et l’officier du Ministère Public siégeant.

            Ce procès, faut-il le rappeler, va faire date car il va opposer une grand-mère conjointement avec un agent du Ministère des Titres Fonciers contre ses deux petits-enfants dont une fille et un garçon. A la mort du De cujus, il y a plus de dix ans, à savoir le regretté JAKOVIDES, sa mère avait recouru à des faux documents pour se faire nommer liquidatrice. Une manœuvre qui lui a permis de procéder plus tard à la mutation en son propre nom des titres immobiliers appartenant à son défunt fils en vue de les vendre aux tiers et à l’insu des véritables héritiers, à savoir M. Jean JACOVITIS et Mlle Alexandra JACOVITI. Outre des preuves attestant le faux et l’usage de faux à charge de Mme CASSARCHIS provenant des services administratifs et judiciaires d’Athènes en Grèce, toutes les tentatives pour un arrangement à l’amiable présentées par les deux héritiers pour rentrer dans leurs droits légitimes se sont heurtées à des mensonges et autres chantages, a indiqué hier à la barre Me Kilonda, l’un des avocats de la partie civile. Cette grand-mère a pu ainsi vendre et à l’insu de ses deux petits-enfants l’un des immeubles situé sur le boulevard du 30 Juin à un homme d’affaires très en vue en RDC, car ancien banquier et aujourd’hui promoteur immobilier de renom.

            La Partie civile accuse la grand-mère d’user et d’abuser de ses relations  avec certaines hautes autorités politiques et administratives du pays pour intimider non seulement les magistrats du parquet et de siège mais aussi ses propres petits-enfants. C’est ainsi que face aux chantages et autres menaces, ils se sont réfugiés dans leur pays d’origine, à savoir la Grèce où ils subsistent grâce aux petits boulots de misère alors que l’un de leurs immeubles situé sur le Boulevard du 30 Juin a été vendu à un prix très alléchant et d’autres sont loués à des prix d’or car situés dans la Commune de Gombe. Ce procès promet d’être retentissant car il va dénoncer le comportement d’une grand-mère qui a recouru au faux et usage de faux pour déposséder et rendre misérables ses propres petits-enfants orphelins, ont  clamé haut et fort les avocats de la partie civile. Et pour y parvenir, a signalé hier à la barre Me Kilonda, Mme Christine CASSARCHIS a recouru aux services d’un agent affecté au bureau du Conservateur des Titres Immobiliers de la Lukunga qui est aussi poursuivi dans ce dossier. Affaire à suivre.

                        F.M.

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