Une fourgonnette de TMB braquée par 8 hommes armés

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Les dirigeants de Trust Merchant Bank sont encore sous le choc. Et pour cause ! Un de leurs convois des fonds a été attaqué par une bande des malfaiteurs dans la ville de Kinshasa. Et cela en plein jour, en emportant une importante somme d’argent. Pour les responsables de TMB, on attend avec impatience l’issue de l’enquête ouverte au niveau de la police criminelle qui, tout le monde l’espère bien, pourrait révéler bien de choses.

 En attendant les résultats de ces investigations débutées depuis jeudi dernier, priorité est accordée aux mesures de protection à prendre pour sécuriser désormais tous les convois de fonds. Mais au fait, comment cette attaque a-t-elle été perpétrée ?

            Rappel des faits. Mercredi dernier, à 8 H 38’, comme l’a relaté une source proche de la banque, la fourgonnette de la TMB de marque Nissan, immatriculée 1046 AG 01, de couleur blanche, venait de quitter le siège situé sur l’avenue Tombalbaye, pour se rendre dans une agence, afin d’effectuer un transfert des liquidités. A bord, outre les deux membres du personnel, une précieuse cargaison. Il s’agit d’une importante somme d’argent en monnaie locale dont le montant n’a pas été dévoilé. Et qui vraisemblablement, était destinée à la paie des fonctionnaires de l’Etat. Quelques minutes après, la fourgonnette qui roulait à vitesse moyenne pour ne pas attirer l’attention des curieux, par ces temps de crise, a subitement vu surgir au croisement des avenues Colonel Ebeya et Wangata, une jeep de marque Toyota Prado de couleur noire, qui a contraint le chauffeur de la banque à s’arrêter.

A en croire une source, 8 hommes armés en tenue sont descendus en catastrophe de la 4 X 4. Le temps de se déployer sur le lieu, ils ont immédiatement ceinturé la fourgonnette et neutralisé le conducteur et son convoyeur. Ce braquage s’est déroulé, comme il faudrait le signaler, pendant que les autres véhicules continuaient à rouler sur les deux avenues, devant quelques témoins désintéressés croyant qu’il s’agissait probablement d’une interpellation de routine des militaires. Les malles d’argent étaient embarquées dans la jeep Prado de couleur noire. Moins de quinze minutes plus tard, l’opération était terminée. Les agresseurs qui sont remontés dans leur 4 X 4, ont alors pris une destination inconnue. Quand les témoins se sont rapprochés de la Nissan de la TMB, le chauffeur et le convoyeur n’avaient que leurs larmes pour pleurer, expliquant difficilement la scène de l’attaque. En dehors d’autres détails utiles pour orienter les enquêteurs vers quelques pistes, ils ont retenu que les plaques minéralogiques de la Prado étaient recouvertes, impossible donc d’identifier le propriétaire au niveau des services des impôts, si c’est un véhicule privé, ou l’utilisateur, s’il s’agit d’un véhicule appartenant à un service public.

            Oeuvre des professionnels, ce braquage, comme il faudrait le souligner, porte la marque de la pègre qui opère sans laisser des traces. Pour de nombreux observateurs, cet acte de cambriolage en pleine journée suscite quelque interrogation que l’on peut se poser. Comment les assaillants savaient-ils que la fourgonnette banalisée de la TMB qui passait sur l’avenue Tombalbaye, avait à son bord un précieux colis ? Ce véhicule n’était pas sécurisé avec des policiers à bord, ni escorté par un autre engin avec à bord, des surveillants dotés de moyens de résistance. Certainement que sans l’aide d’un complice, agent de la banque, ce coup ne serait pas perpétré. Car, il arrive souvent que cet engin de la TMB effectue des navettes sur les artères de la ville, mais aucune attaque de ce genre n’a été enregistrée au niveau de cette banque commerciale, depuis qu’elle a démarré ses activités à Kinshasa. C’est la première fois que pareille attaque survient à un convoi des fonds de cet établissement bancaire.

Aujourd’hui, les yeux des dirigeants de la profession bancaire sont tournés vers les autorités policières de Kinshasa, pour obtenir des réponses aux questions que l’on se pose sur l’insécurité qui est montée de plusieurs crans dans la capitale.

J.R.T.

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