Une dame sauve 1.800 dollars d’un braquage

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Nouveau champ de prédilection des braquages pour la pègre kinoise, la plupart des agences de transfert des fonds de Kinshasa sont devenues depuis belle lurette, de véritables postes d’observation des malfrats. Selon le modus operandi reconstitué par les services d’enquête de la police, à la suite de nombreux aveux des délinquants, ces malfaiteurs font souvent irruption dans ces agences, dès l’ouverture des portes et des guichets.

A l’intérieur, dissimulés parmi les clients, ils surveillent les faits et gestes de ces derniers, en s’intéressant essentiellement aux montants inscrits sur les bordereaux de retrait. A l’insu de ces derniers, ces bandits transmettent au téléphone à leurs comparses les caractéristiques des victimes potentielles.

Et c’est à la sortie de ces agences que les victimes, ne se doutant de rien, sont aussitôt interpellées et embarquées de force dans des véhicules réquisitionnés à cet effet. Fouille suivie de l’extorsion des fonds, les bandits recourent aux armes de guerre pour intimider les victimes. Une fois le coup réussi, ils disparaissent, abandonnant leurs victimes à leur triste sort.   

Par ses cris de détresse, Mme Cingangu sauvée des griffes des braqueurs

Quatre éléments en tenue avec brassard de la justice militaire, ont été mis aux arrêts vendredi dernier, alors qu’ils tentaient d’arracher à Mme Cingangu Masawa Préciose, ménagère, la somme de 1.800 dollars retirée vers 11 H aux guichets de Soficom.

Ce matin-là, tout s’est passé très vite. A peine, elle quittait cette agence de transfert des fonds, qu’un minibus de marque Lite Ace passait par-là, embarquant des clients. La dame en a profité pour monter à bord. Malheureusement pour  Mme Cingangu, elle s’est retrouvée dans les éléments de la justice militaire se disputeront le paquet avec la dame qui ne cessait de crier au secours. Ces cris de détresse ont alerté quelques policiers du commissariat de la Gombe en faction devant le building Onatra. Aussitôt, ils ont demandé au chauffeur du mini-bus bloqué devant un feu rouge, de s’immobiliser. C’est ce que le conducteur a fait sans résistance, malgré le refus des braqueurs.

Au service d’enquête de ce commissariat, Mme Cingangu entendue sommairement, a dénoncé ses bourreaux en relatant tout le récit de sa mésaventure. Si son paquet lui a été restitué, les enquêteurs du commissariat de la Gombe ont surpris sur les prévenus, quatre mandats. Deux mandats d’amener et deux de perquisition signés par le lieutenant magistrat Esunge et l’auditeur militaire de garnison de la Gombe.

Les quatre délinquants qui n’ont pas pu justifier l’acte commis sur la dame, attendent que leur dossier soit transmis à l’auditorat militaire de garnison de la Gombe.

L’adjudant Nkoy Mwamba, le chef de bande, serait un ancien pensionnaire de la Prison centrale de Makala, le sergent Mongali Trésor, le sergent Yannick non autrement identifié, et le caporal Chaleur Tueba.             

Ce braquage n’est pas le premier du genre perpétré par de mauvais éléments de la justice militaire. D’autres cas de ce genre ont été enregistrés dans d’autres communes de la ville de Kinshasa.

L’auditeur général des Fardc qui se soucie de remettre de l’ordre au sein de la justice militaire, devrait sanctionner ces méfaits qui ternissent l’image de marque qu’il tient à imprimer à ce corps.                                  

          J.R.T.

 

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