Une dame exige des D.I. de 10.000 USD à son époux

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Sous le RP 23.624, Thérèse Ntumba Tshibangu a porté plainte au tribunal de grande instance de Gombe contre son mari, Munyanga Kalundu. Cela, pour des infractions de coups et blessures ainsi que celle des violences faites à la femme. La plaignante demande au tribunal d’ordonner la restitution de ses biens personnels, de condamner son mari aux dommages et intérêts de l’ordre de 10.000 dollars américains payables en francs congolais, d’ordonner des mesures conservatoires tendant à la séparation de résidence et de le condamner au frais d’instance.
Au cours de cette audience publique, les avocats de la partie civile, Thérèse Ntumba Tshibangu, ont indiqué que leur cliente est épouse légitime de la partie adverse depuis plus de 25 ans.
En date du 20 et 22 juin 2015 pendant la nuit, il s’est permis d’administrer des coups et blessures à sa femme. Etant donné que la citante est faible de par sa nature, elle s’est trouvée victime non seulement des coups mais aussi avec des habits déchirés. Elle est en réalité maltraitée par son mari. Selon les mêmes avocats, en date du 25 mars 2015, le cité Munyanga Kalundu avait commis  des actes de violence sexuelle sur sa femme.
A la descente de sa jeep en pleine cour de sa parcelle, il lui a proféré des insultes et lui a parlé méchamment en ce terme : «Thérèse, entre vite dans la chambre que je te trouve nue sur le lit ». Propos confirmés par la citante devant le parquet général et le cité lui-même, ont-ils fait savoir. Il a même confisqué la garde-robe de la citante ainsi que ses bijoux.
Etant donné que le cité récidive chaque jour avec ces actes de violence gratuite, il y a alors nécessité pour que le tribunal des céans fasse diligence pour protéger la femme d’un éventuel drame. En date du 20 juin 2015, le cité a même frappé violemment sa fille de moins de treize ans répondant au nom de Deborah. Il l’a poussé à  avouer des propos comme quoi sa mère, la citante, était sortie pendant la journée. C’est ainsi qu’il a sérieusement tabassée en présence de ses enfants. Que ces faits sont constitutifs des infractions prévues et punies par la loi.
Ils ont demandé au tribunal de dire recevable et fondée la présente action, dire établies en fait comme en droit les infractions de coups et blessures et de violences faites à la femme.
En réplique, les avocats du cité Munyanga Kalundu ont demandé au tribunal de dire irrecevable la présente action, au motif que la même cause est pendante devant le tribunal de Paix de Gombe. Pour éviter la contrariété du jugement, qu’il lui plaise de décréter la surséance, ont déclaré les avocats du cité.
Après avoir entendu les argumentaires de toutes les parties au procès, le tribunal a pris en délibéré cette cause et a promis de rendre son jugement dans le délai légal.
Murka