Une dame déférée en justice pour escroquerie d’un bien successoral

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Présente devant le tribunal de paix de Matete, Mme Meta Astrid est poursuivie par le ministère public pour escroquerie, fait puni par l’article 98 du Code civil livre II. C’est ce qui ressort  de l’audience publique de lundi 8 juillet 2013 sous RP 28117. Selon le ministère public, cette dame occupe illégalement la parcelle située au quartier Mutoto 21C, dans la commune de Matete.

         En cette qualité, elle a placé un locataire et perçu illégalement une garantie locative d’une valeur de 3600 dollars américains. Et cela, au détriment de la succession docteur Tshiani André, représentée par Tshiani Mulumba. Au niveau du parquet, Mme  Meta Astrid a été reconnue coupable d’où son incarcération pendant deux jours. Car, il a été établi que ces tentatives d’escroquerie ont débuté bien avant la mort de docteur André  Tshiani.

         Selon la succession de poursuivre, Dr. Tshiani n’a jamais eu comme épouse Meta Astride comme le démontre l’acte de succession 41191/2013. Celle-ci ne serait qu’une personne qui vivait avec leur père librement car au niveau de l’état civil nulle part il n’est fait état que le défunt avait contracté, au moment où il était encore en vie ,deux mariages. Pour sa part, Meta Astrid ne voit pas voire les choses de cette manière. Selon elle, elle demeure la veuve de Tshiani André. Mariée à ce dernier et sans enfant, elle a occupé la parcelle querellée du vivant du défunt et n’a pas été qualifiée d’escroc. Compte tenu des difficultés financière, elle a placé délibérément un locataire dans la grande maison pour occuper l’annexe et satisfaire ses besoins.

         Pour la dame, comment peut-on lui contester la qualité de veuve et pourtant, elle détient les photos non seulement de son mariage coutumier mais aussi celle où son mari lui confie l’immeuble? En dehors de cela, elle détient aussi les attributs du pourvoir car, le défunt fut chef coutumier et sa famille n’est jamais venue récupérer ces attributs du pouvoir. Le ministère public a fait savoir qu’une photo avec des personnes exhibant des pas de dans ne peut en aucun cas soutenir l’hypothèse d’une célébration de mariage. Cela va de même pour la photo contenant des personnes devant un immeuble. Rien ne peut justifier une quelconque paternité.

Yves Kadima

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