Une certaine âme africaine survole

0
35

A l’occasion de Dak’Art 2010, les participants ont découvert les trésors des peuples d’Afrique. Ils sont enfouis dans la Concession Art et Afrique. Un lieu unique et magique sur le continent situé sur le goudron de la route des Mamelles (au pied du phare) à Ouakam. Le patrimoine africain y est mis en exergue tant dans la construction et le design de l’Espace que dans la restauration et la présentation des œuvres. Chaque africain de passage retrouve les traces de ses ancêtres. Dès l’entrée principale, ce sont les portes «Dogon » et « Bambara » du Mali ou « Bamoun » du Cameroun que vous allez franchir. L’ensemble des sols en bois vient de « Caiceida » de Casamance, au Sénégal et de « Dabena » de Côte d’Ivoire… Une fois dans la Galerie « Nyama », c’est le début du rêve et de questionnement. Plus de 5 mille pièces de plus de 25 pays et de deux cents ethnies y sont exposées. Des statuettes Mangbetu de la Province Orientale ou Kongo dans le Bas-Congo en RD Congo en passant par des chaises royales Bamiléké au Cameroun des masques, tambours, poteries d’autres pays africains sont bien présents.

De là, le passage à table réserve autant de surprises. Chacun à son goût pour des mets typiquement africains au restaurant « La Calebasse ». Puis, c’est « Ataya », du thé servi gracieusement à la « Case à saveurs ». Enfin, c’est le moment de se cultiver dans la pièce du « Xam-Xam ». Une mini bibliothèque renfermant les livres sur l’art, l’artisanat, les us et coutumes de l’Afrique. Les étrangers de passage tout comme les Sénégalais d’origine sont emballés par la beauté et l’originalité. Jean-François VIVIEN, initiateur de ce paradis souligne simplement : « Je suis un passionné d’art. Je suis un amoureux de la vie et de la beauté. Plusieurs chefs d’Etats africains et personnalités du monde de passage à Dakar ont tous encouragé la vision de cet Espace. »

En réalité, cette passion doit, plutôt, interpeller les africains qui doivent prendre conscience de la préservation de leur patrimoine culturel. Les hommes d’affaires comme publics africains n’ont jamais su intégrer cette dimension dans le plan social du développement !

Eddy Kabeya        

LEAVE A REPLY

*