UNADEF: des députés exclus bientôt traduits en justice

0
109

En avant-plan, Charles Mwando Nsimba en 2010Cadres et militants de l’Union nationale des démocrates fédéralistes( UNADEF) ont élevé, hier mercredi 11 mai 2016, la voix pour demander le déferrement devant la justice des agitateurs qui se sont permis, non seulement, de destituer irrégulièrement le président national, Charles Mwando Nsimba, mais surtout convoquer la Convention Politique Nationale(CPN) du parti pour la désignation d’un nouveau président national. « Le porte-parole de ce groupe, Aggée Matembo, n‘est pas cadre de l’UNADEF. Il n’est ni au comité directeur, ni au CPN » a martelé le secrétaire général adjoint de ce parti, Me Kakule Matembela.

Faisant noter que les deux députés qui accompagnaient Aggée Matembo dans cette besogne, Assumani Likalanganyo Jacques et Omer Kambale, ne sont plus membres du parti depuis le 9 octobre 2015, le Sga a exhibé les lettres signifiées aux intéressés et enregistrées à l’Assemblée nationale. « Dans une lettre datant du 12 novembre 2015, le président Aubin Minaku a même déclaré qu’un processus d’invalidation de leurs
mandats a été enclenché contre ces députés. Pendant que nous attendons cette invalidation, ils passent dans un média, avec Aggée Matembo, pour destituer le président national, Mwando Nsimba. Allez-y comprendre quelque chose», s’est indigné le secrétaire général.

D’abord, l’article 36 des statuts du parti indique que cela ne peut s’obtenir que par la saisine du CPN par une motion contresignée par 1/3 de ses membres. Jusqu’à ce jour, souligne-t-on, le CPN n’est saisi d’aucune pétition de ses membres pour une quelconque méconduite du président national. En d’autres termes, éclaire Me Kakule Matembela, la destitution prononcée par Aggée Matembo et ses compères est tout simplement irrégulière parce qu’elle viole les statuts du parti légalisés par le notaire de la ville province de Kinshasa.

Ensuite, prenant au mot, le  Vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur, Evariste Boshab, qui affirmait le 5 mai dernier n’avoir jamais signé un arrêté quelconque consacrant le dédoublement des partis politiques, les cadres de l’UNADEF ont distribué aux militants et à la presse le seul arrêté instituant leur parti depuis le 25 mai
2005, sous la signature de Théophile Mbemba Fundu.

Dénonçant une campagne orchestrée contre le leader du parti,
injustement accusé de trôner depuis 23 ans, Me Kakule est formel : «
Même si cela pouvait l’être, il ne viole en rien nos statuts ! »
La vérité, développe-t-il, est que cette affirmation est fausse, car
l’actuel président de l’UNADEF a été désigné le 23 mai 2013 par les
membres du CPN lors d’une session. « Nous demandons à ceux-là qui
soutiennent le contraire de nous apporter la preuve », a martelé le
Sga.
Ragaillardis par la légalité des textes du parti et s’appuyant sur la
Constitution et les lois du pays, les membres du CPN ont demandé au
président de l’UNADEF de traduire sans délai les députés Assumani
Likalanganyo et Kambale Omer, ainsi que leurs complices, en justice.
Enfin, à propos du fameux collège des fondateurs de l’UNADEF auquel
les brebis égarées ont fait allusion, le secrétariat général a
confirmé que cette structure n’est pas reconnue dans le parti. « Les
fondateurs sont considérés comme tout membre du CPN. Et c’est à ce
titre que nous nous sommes réunis avec eux le 5 avril courant, pour
examiner la réponse de Moïse Katumbi à notre sollicitation de devenir
notre candidat à la présidentielle de 2016 », a conclu Me Kakule.
Tshieke Bukasa