Un réseau féminin suggère la construction d’une clinique

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IMG_4951Il a été procédé en date du samedi 29 mars 2014 au lancement officiel d’un réseau féminin au sein du Centre National de Transfusion Sanguine (CNTS). La cérémonie a eu lieu au siège de ce centre dans la commune de Bandalungwa. Elle a été rehaussée de la présence du Directeur de cabinet du ministre de la Santé publique, Shadrack Bayitshura, du directeur du CNTS, le docteur Yuma Ramazani, du délégué du ministère du Genre, du bourgmestre de la commune de Bandalungwa ainsi que des partenaires.

Appelé à prendre la parole au nom du ministre de la Santé publique empêché, Shadrack Bayistura a indiqué que cette initiative est à la fois louable et encourageante. Il a signalé qu’il s’agissait d’un moment spécial car beaucoup de femmes et enfants pourront voir leur santé transfusionnelle améliorée.

 Saisissant cette opportunité, il a reconnu que des  efforts avaient été fournis par rapport à ce domaine. Mais la sécurité transfusionnelle demeure encore un sérieux problème pour la population.

  Shadrack Bayitsura a indiqué que c’est dans ce contexte que le gouvernement avait initié le vaste projet d’approvisionnements et d’équipements des hôpitaux tant en matériels, en intrants qu’en réactifs.

Il a exprimé sa reconnaissance à tous les donneurs bénévoles de sang pour ce geste qui traduit l’amour du prochain.

S’exprimant au nom de tous les partenaires, Hassan Ba de l’UNFPA a salué l’étroite collaboration existante entre les deux parties. Il a rappelé qu’elle s’avère non seulement nécessaire mais aussi capitale car l’hémorragie reste la première cause de la mortalité maternelle.

  Il a souligné que chaque heure qui passe, ce sont de milliers de vies qui se succèdent dans l’au-delà. Ce tableau sombre fait que la RD Congo soit classée parmi les pays à forte mortalité infantile.

Hassan Ba de l’UNFPA a estimé qu’il fallait doter le pays des centres de transfusion sanguine de qualité mais aussi des moyens suffisants. Il a loué l’engagement de la première dame, Marie Olive Lembe Kabila, dans  l’amélioration de la santé maternelle en RDC. Il a réitéré l’engagement de l’UNFPA pour sauver des vies de mères par le renforcement de capacités de personnels car, c’est un mandat.

Intervenant pour sa part, Jeanne KAVIRA, qui s’est exprimée au nom du réseau des femmes du CNTS, a rappelé que ce centre existe depuis 13 ans.

Elle a rappelé l’engagement de tous les membres du réseau d’impliquer davantage des femmes dans cette lutte car, une poche de sang vaut deux vies sauvées.

Jeanne Kavira a dit sa reconnaissance à toutes les personnes qui s’associent à ce geste salvateur. Elle a renouvelé sa gratitude aux partenaires, entre autres l’OMS, l’UNFPA, et l’USAID.

            Enfin, elle a suggéré qu’une clinique de sang soit érigée pour la confidentialité des résultats des donneurs.

            Notons que plusieurs femmes donneuses bénévoles de plus d’une trentaine d’années se sont vues couvert des cadeaux et des brevets.

Melba Muzola

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