Un réseau de voleurs des mitrailles soutenu par une autorité judiciaire insécurise les habitants de certains quartiers à Lubumbashi

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La Voix des Sans Voix pour les droits de l’homme (VSV) est vivement préoccupée pour la vie et la sécurité de monsieur Michel OMANGA, Président des Ingénieurs sans frontières en RDCongo et sa famille ainsi que ses proches, tous victimes des menaces de toutes sortes

de la part d’un réseau de bandits spécialisés dans le vol des mitrailles, à Lubumbashi, province du Katanga, Le quartier Golf Malela, commune de Lubumbashi est l’un des terrains d’opération de ces voleurs.

En effet, dans la nuit du 22 au 23 mai 2013 vers t heure du matin, sept (7) bandits sont entrés au chantier de M. Michel OMANGA où ils ont dépiécé sa machine de forage avant de répartir, et ce, après qu’ils aient volé, un mois plutôt la brouette de la victime. Vers 3 heures du matin, deux (2) de ces inciviques sont revenus pour récupérer leur butin mais ils seront vite maîtrisés par monsieur Michel OMANGA et les voisins venus à son secours.

Les deux (2) bandits sont molestés et blessés avec des bâtons par la population en colère. Pour éviter Ie pire, l’épouse de monsieur Michel OMANGA est allée chercher des éléments de la police d’intervention de l’hôtel de ville de Lubumbashi,

Les policiers descendus sur les lieux ont récupéré les deux bandits qu’ils ont acheminés à l’hôpital Jason Sendwe pour des soins médicaux tandis que monsieur Michel OMANGA est invité à la police d’intervention de l’Hôtel de ville de Lubumbashi pour y être entendu, sur procès verbal par l’Officier de Police Judiciaire (OPJ), monsieur Oscar non autrement identifié.

Après l’audition de 7h00’à 8h30’, l’OPJ demande à monsieur Michel de retourner chez lui tout en lui demandant d’assister les blessés en médicaments en cas de besoin, et ce, à titre humanitaire. Contre toute attente, le même jour, soit le 23 mai 2013 vers 9h30, le même OPJ, accompagné de deux (2) policiers est retourné à la résidence de monsieur Michel OMANGA et lui a demandé de le suivre au Parquet de Grande Instance de Lubumbashi. Sur place, M. Michel OMANGA sera entendu une fois de plus sur PV par le Premier Substitut du Procureur de la république, monsieur MUMBERE IRENTE avant d’être placé en état d’arrestation pour coups et blessures volontaires. Il est reproché à monsieur Michel OMANGA en criant au secours, d’avoir incité la population à commettre des voies de fait sur les deux (2) bandits.

Monsieur Michel OMANGA est menotté avant sa détention au cachot de la police pendant sept (7) jours.

La victime sera ensuite, transférée à la prison de Kasapa où elle a été détenue pendant huit (8) jours avant sa mise en liberté provisoire le 03 juin 2013 moyennant paiement d’une caution d’une importante somme d’argent en sus de cinq cents dollars arnéricains (500$) qu’il a dû débourser pour les soins médicaux de deux voleurs.

Il sied de souligner que l’un de deux (2) voleurs internés à l’hôpital s’était évadé quelques jours après et son compagnon a^déjà quitté le lit de l’hôpital et a rejoint leur réseau qui ne cesse de proférer des menaces à monsieur Michel OMANGA et à sa famille.,

Ce jeudi 27 juin 2013, pendant la nuit, les mêmes bandits sont revenus à charge en volant trois fenêtres et une porte au chantier de M. Michel OMANGA.

Selon les informations parvenues à la VSV, l’arrestation et I’inculpation de monsieur Michel OMANGA seraient l’oeuvre du Président du tribunal de commerce de Lubumbashi, M. MALAGANO qui serait non seulement proche de l’un des voleurs des mitrailles vendues en Zambie, mais également soutiendrait pour des raisons inavouées, le réseau de ces inciviques opérant à Lubumbashi.

Tout en condamnant les voies de fait auxquelles la population a recours pour se rendre justice, la VSV fustige le comportement de certaines autorités judiciaires de Lubumbashi qui ne s’en prennent qu’aux victimes de vol des mitrailles notamment monsieur Michel OMANGA en laissant libres les voleurs qui continuent à jouir de l’impunité totale. Cette mauvaise politique de convertir pour des fins inavouées une victime en accusé ne contribue qu’à ternir davantage I’image du pouvoir judiciaire en RDCongo.

Eu égard à ce qui précède, la VSV exige des autorités congolaises :

– l’abandon des poursuites judiciaires injustes contre monsieur Michel OMANGA et la sécurisation de ce dernier et sa famille;

– le dédommagement de M, Michel OMANGA pour les préjudices subis notamment la privation arbitraire de la liberté ayant causé ipso facto un manque à gagner en sa qualité d’ingénieur ;

– le démantèlement du réseau des voleurs des mitrailles et leur présentation devant la justice pour qu’ils répondent de leurs actes devant la loi ;

– une enquête indépendante en vue d’identifier les vrais auteurs des coups et blessures volontaires sur les bandits appréhendés afin qu’ils répondent de leurs actes devant la loi;

– des sanctions exemplaires contre le président du tribunal de commerce de Lubumbashi, M. MALAGANO pour son appui et soutien présumés aux voleurs des mitrailles destinées à la vente  « réputée fructueuse » en Zambie.

Fait à Kinshasa, le 27 juin 2013

La voix des sans voix pour lES DROITS DE L’HOMME (VSV) :

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