Un projet sur le budget participatif présenté aux députés provinciaux

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Pour promouvoir le développement des municipalités kinoises, quelques députés provinciaux de la ville de Kinshasa ont pris part à une matinée d’échanges, le vendredi 13 juin 2014 au jardin du restaurant « La fleur de Sel ».           

 Organisée par le Réseau Budget Participatif en République Démocratique du Congo (Rebup), cette matinée avait pour objectif de présenter  aux élus de la ville de Kinshasa un projet d’Edit sur la gestion des différentes communes de la ville.

Le réseau budget participatif est constitué de deux grandes organisations, notamment le Comité des Droits de l’Homme pour le Développement (Codhod) et le Réseau d’Education Civique au Congo (Recic).

 Deux moments forts ont marqué cette rencontre dont quatre interventions et un débat houleux avec les élus du peuple.

Dans son intervention, Jean Michel Vondo, président du Rebup et secrétaire exécutif du Recic, a donné l’historique de cette initiative qui a vu le jour dans les années ‘90 et est arrivé en Afrique vers l’an 2000. Il a parlé de l’expérience de certaines villes de l’Europe et d’Amérique, telle que la Caroline du Nord, etc.

Pour sa part, Alphonse Ndombango, représentant du Codhod a exprimé sa joie de voir les députés provinciaux s’associer à leurs structures pour promouvoir les intérêts de la population kinoise. Il a souligné que le Codhod tient à l’enracinement de la culture de ce mécanisme. Pour ce faire, il faudrait l’institutionnaliser.

Gérard Bisamu, secrétaire exécutif du Recic, a indiqué que son organisation regroupe un bon nombre des ONG reparties dans les 24  communes de la capitale.

Cependant son souhait est de voir la ville de Kinshasa être dotée d’un édit sur le budget. Il a relevé que les édits kinois doivent tenir compte des désiratas de la population.

Contenu de l’Edit

Le projet d’Edit était présenté par l’honorable Suzanne Mbuluyo Sanzi. Il vise la mise en place d’une meilleure politique de gestion des municipalités kinoises. Cette politique devrait être basée sur la participation de la population dans l’élaboration du budget ainsi que le choix des priorités. Car, il y a un adage qui dit : « faire une chose pour moi mais sans moi, cela est contre moi ».

  L’approche budgétisation participative peut procurer aux ETD :

-la transparence et la participation citoyenne à la prise de décision relatives aux ressources publiques et leurs mobilisation ;

– des recettes fiscales et réorienter les investissements.. ;

-contribuer enfin au renforcement des réseaux sociaux et la résolution des divergences entre les élus et les différentes composantes ;

– la participation des citoyens à l’affectation des ressources publiques tout en intégrant les catégories sociales traditionnellement marginalisée.

Selon les intervenants, le budget participatif sera une ouverture au développement pour toutes les 25 provinces. C’est aussi un outil démocratique, une porte d’entrée à la gestion commune des entités territoriales décentralisées.

Lors des échanges, certains députés ont souligné que les communes doivent avoir chacune un programme de développement. Ces programmes peuvent être réalisables grâce aux recettes propres de  ces dernières et aux revenues de la rétrocession.

Dorcas NSOMUE

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