Un programme « éducation aux médias » pour l’enseignement primaire et secondaire

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Les rideaux sont tombés le mercredi 31 mars au Centre Béthanie de la Gombe  sur l’atelier  organisé par l’Unesco pour   l’élaboration des curricula de l’initiation aux médias à l’Epsp. Au nom du ministre de l’Epsp Maker, c’est l’Inspecteur général Prospère Luthuli qui a procédé à la clôture  des assises.

Parmi les motivations qui militent en faveur de l’intégration de ce nouvel enseignement dans le cursus de élèves congolais  du secondaire pour la prochaine rentrée scolaire, 2010-2011, les participants   ont formulé des recommandations à la fois au gouvernement et à l’Unesco. Au gouvernement, les séminaristes  ont demandé de favoriser les conditions d’acquisition des outils aux techniques de l’information et de la communication(Tic) ; de généraliser l’enseignement de l’éducation  aux médias ; instituer une structure de partenariat et suivi entre organes de régulation, Ministère de l’Epsp, Médi@ction et parents ; agréer le programme du cours d’éducation aux médias et l’insérer dans le cursus scolaire ; créer une synergie d’action Gouvernement-Unesco en vue d’un appui financier et matériel pour la bonne formation des enseignants ; faire des participants à cet atelier un noyau pilote de sensibilisation ; agréer le centre Médi@ction comme organe de consultation et de promotion de l’enseignement d’EM ; renforcer les capacités de la radio scolaire de l’Epsp, enfin appliquer le programme validé d’éducation aux médias dès l’exercice scolaire 2010-2011. Par ailleurs, à l’Unesco, les participants ont recommandé d’accompagner le gouvernement dans la mise en œuvre et la promotion du programme d’éducation aux médias dans le système scolaire. Enfin  au centre Médi@ction les séminaristes ont demandé d’élargir la formation des formateurs en éducation aux médias.

Prenant la parole et vu l’urgence qui s’impose, Prospère Luthuli a au nom du ministre  pris l’engagement d’instruire les directions spécialisées du ministère pour la mise en œuvre des recommandations de cet atelier. A cet effet, le représentant du ministre à félicité l’initiative d’introduire  un nouveau curricula dans le cursus. Car, a-t-il reconnu, les dégâts causés par les médias ne peuvent  laisser personne  indifférente d’autant plus qu’ils causent des ravages au niveau des enfants. 

Au nom de l’Observatoire des médias congolais (Omec), Polydor Muboyayi Mubanga, a dit sa joie de voir le programme d’éducation aux médias prendre corps et se présenter comme une solution majeure aux problèmes suscités par la profusion des titres et par d’autres dérivés des nouvelles technologies de l’information à l’image du « texto » dont le langage, si cher aux usagers des sms, plonge les jeunes dans la médiocrité linguistique. Pour le patron de l’Omec, ce cours va de toute évidence favoriser l’émergence d’une culture de lecture et d’analyse en ce compris l’esprit critique  dont les jeunes ont besoin pour mieux appréhender les problèmes qui se posent dans la société. Il était aussi temps et important, a-t-il reconnu,   pour le secteur de l’information et de la communication en plein essor,  qu’il y ait une réaction du monde de l’enseignement afin  d’aider les apprenants à être mieux outillés pour la maitrise de la langue du travail, particulièrement, pour ceux qui vont demain choisir le journalisme comme profession.  Par ailleurs, tout en se félicitant  des résultats obtenus par l’Atelier, l’orateur a souligné que les bases ainsi jetées ne pourront être solides que si le gouvernement accompagne l’effort en allouant un budget conséquent à l’Epsp pour la mise en place effective du programme.

Education aux médias à l’EPSP : un portail pour l’avenir

Principal bailleur de fonds de cet atelier, Boubacar Diara,  Représentant résident de l’Unesco  a d’entrée de jeu reconnu   que ces travaux jetaient là le jalon  manquant  du  processus de modernisation du système éducatif congolais et c’est un portail qui vient de  s’ouvrir pour l’école du XXIème siècle en Rd Congo.  Car a-t-il prévenu, une institution sociale qui ne se renouvelle pas, se condamne et risque de ne plus rendre service de qualité à la société, c’est le cas de l’institution scolaire, lieu par excellence de la formation des hommes et des femmes responsables et de l’édification d’une culture d’excellence.  Brossant le contexte et l’évolution des médias depuis vingt cinq ans et de  l’impérieuse nécessité de mettre en place un tel enseignement,  Boubacar Diara a reconnu que l’éducation aux médias a été mise en place comme un dispositif d’apprentissage permettant de connaître et de comprendre véritablement les médias et certains aspects des transformations actuelles du monde, de la culture et de la société qu’ils induisent.  

Signalons enfin que grâce à l’expertise de Médi@ction, pendant trois jours, cet atelier a réuni près des cinquante délégués de tous les réseaux de l’enseignement primaire et secondaire de Kinshasa : douze écoles catholiques, six  écoles officielles et protestantes, cinq écoles associées à l’Unesco,  deux écoles salutistes et Kimbanguistes, sept écoles privées et une école musulmane,  des inspecteurs de l’Epsp  ainsi que la direction  du programme scolaire et matériels didactiques

A.Vungbo

 

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