Un ordre venu d’en haut sauve la situation à Ndjili-Aéro !

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Scandale hier à l’Aéro-Ndjili où des médecins indiens arrivés à Kinshasa pour donner des soins orthopédiques gratuits, particulièrement aux malades souffrant des genoux et de la hanche, ont été remis dans l’avion qui les avait amenés pour rentrer chez eux

Un imbroglio indescriptible a régné hier à l’aéroport international de Ndjili à l’arrivée du vol de la compagnie Ethiopian Airways. A la base de toute cette agitation, il y avait trois sujets indiens, que des fonctionnaires zélés soupçonnaient de vouloir entrer frauduleusement en territoire congolais. Et, pour régulariser leur situation, notamment par l’octroi des « visas aéroportuaires », il était réclamé, à chacun, une taxe salée, que certains témoins de la scène ont évalué à environ 5.000 Euros.

Bien qu’ayant décliné leur qualité de médecins ainsi que l’invitation leur adressée par le ministre de la Santé, personne ne voulait les croire dans le cercle des agents de l’immigration et des services de sécurité. Assimilés aux « clandestins », ils ont été priés de rentrer dans leur pays, l’Inde, par le vol d’Ethiopian Airways qui venait de les déposer à Ndjili Aéro. Déçus, les trois médecins indiens ont repris leurs bagages et leurs places à bord de l’avion.

C’est finalement au moment où l’on venait de retirer la passerelle et que le commandant de bord s’apprêtait à prendre la direction de la piste d’envol qu’un ordre est venu de nulle part, lui intimant l’ordre de couper les moteurs. La passerelle a été de nouveau ramenée vers l’avion pour permettre aux trois « refoulés » de revenir vers le hall d’arrivée, en vue de la régularisation de leur séjour en République Démocratique du Congo.

Que s’est-il passé ? Selon des sources contactées par Le Phare, toute la confusion vécue à l’aéroport international de Ndjili hier était due au scepticisme des fonctionnaires des « services » quant au statut de médecins et d’invités personnels du ministre de la Santé que revendiquaient les trois voyageurs de nationalité indienne. La situation ne s’est décantée que lorsque le protocole du ministère précité a réussi à convaincre les « services spéciaux » de leur participation à la campagne d’interventions chirurgicales gratuites pour des cas d’orthopédie lancée hier par les Cliniques Universitaires de Kinshasa.

On signale qu’elle est parrainée par le ministère de la Santé, à travers le Programme National de Réadaptation à Base Communautaire (PNR-BC).

A cette occasion, des soins gratuits seraient administrés aux patients souffrant des maux de genoux, de hanches et des malformations cardiaques. Les trois médecins indiens malmenés hier à Ndjili appartiennent à MIOT Hospitals, une organisation humanitaire dont les actions de bienfaisance dans les pays du Tiers-Monde ne se comptent plus. On laisse entendre qu’elle a financé la construction d’un complexe hospitalier moderne en Ile Maurice. Elle voulait matérialiser un projet analogue au Sud-Soudan mais l’insécurité l’en a dissuadé.

On croit savoir que la RDC pourrait tirer grand profit de la coopération médicale entre les Cliniques Universitaires de Kinshasa et Miot Hospitals. D’où, l’incident d’hier à l’aéroport international de Ndjili a failli tout gâcher, à commencer par la campagne d’interventions chirurgicales gratuites en faveur des Congolais en délicatesse avec leurs genoux, hanches et cœurs, que le Secrétaire général à la Santé à invité à s’inscrire au Département de Chirurgie des Cliniques Universitaires de Kinshasa, pour des opérations déjà annoncées pour samedi 23 et dimanche 24 janvier 2010.

 

Kimp

 

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