Un nouveau Président le 20 décembre 2016

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Le nouveau Président de la République Démocratique du Congo, à choisir à partir des urnes le 27 novembre 2016, prêtera serment le 20 décembre 2016. C’est ce qui ressort du calendrier électoral global rendu public hier jeudi 12 février 2015, par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), au cours d’une cérémonie organisée à son siège, dans la commune de la Gombe, sous la présidence de son Vice-président, André Mpungwe, en lieu et place de son numéro un, l’abbé Apollinaire Malumalu, empêché. Selon ce document, le corps électoral sera convoqué le 20 septembre 2016, conformément à la Constitution qui prévoit qu’il le soit 90 jours avant la fin du mandat présidentiel.

On signale que le second et dernier mandat du Chef de l’Etat actuellement en fonctions, Joseph Kabila Kabange, arrive à échéance le 19 décembre 2016. La loi fondamentale du pays lui interdisant de rempiler pour un troisième mandat, le peuple congolais espère assister, le 20 décembre 2016, à un passage civilisé et démocratique de témoin avec son successeur. Ainsi donc, les différents candidats à sa succession peuvent déjà se mettre en ordre de bataille, en attendant l’ouverture officielle des hostilités au mois d’octobre 2016.

Comme exigé, d’une part, par le souverain primaire après les manifestations populaires violentes du 19 au 23 janvier 2015 contre la tentative de tripatouillage de la loi électorale et, d’autre part, par les partenaires extérieurs avant tout financement additionnel des élections, la CENI a respecté l’esprit du calendrier électoral global. Des millions de Congolais se réjouissent de pouvoir participer, à partir du mois d’octobre prochain, à tous les scrutins inscrits dans le processus électoral de 2015 à 2015. Les grandes dates à retenir à cet effet sont celles du 25 octobre 2015 pour les élections des députés provinciaux, des conseillers communaux, des conseillers de secteurs et de chefferies ; du 17 janvier 2016 pour l’élection  des Sénateurs ; du 20 janvier 2016 pour les élections des Conseillers urbains, des Bourgmestres et Bourgmestres Adjoints, des Chefs de Secteur et Chefs de Secteur Adjoints ; du 31 janvier 2016 pour l’élection des Gouverneurs et Vice-gouverneurs de province ; du 27 novembre 2016 avec les élections des Députés nationaux et du Président de la République et enfin du 07 février 2016 pour les Maires et Maires adjoints.

Pas de prolongation du mandat présidentiel

 Ce que beaucoup de Congolais et des partenaires de la RDC redoutaient, à savoir la prolongation du mandat du Chef de l’Etat, est en principe évité. L’élection présidentielle est placée dans les limites constitutionnelles de son organisation. La bataille pour sa succession est d’ores et déjà ouverte. Il appartient aux compatriotes qui s’estiment capables d’assumer les hautes charges publiques au sommet de l’Etat de se préparer à la compétition électorale, dans le strict respect des règles du jeu démocratique.

Si les membres de la classe politique congolaise se comportent en vrais démocrates et si la CENI garantit la transparence des résultats des urnes, l’on pourrait assister soit à la conservation du pouvoir par la Majorité Présidentielle, soit à l’alternance politique sous la bannière de l’Opposition. Dans l’une comme l’autre hypothèse, l’important serait que les urnes départagent équitablement les adversaires politiques. Cette fois, l’on souhaite qu’il n’y ait pas de hold up électoral et que chaque voix du souverain primaire compte réellement dans l’urne.

Le principe du suffrage universel direct maintenu

La CENI a finalement maintenu le principe du suffrage universel direct pour les élections des Députés provinciaux, des Conseillers communaux, des Conseillers de Secteur et des Conseillers de Chefferie. Par conséquent, les candidats à ces scrutins devraient passer par le tamis des populations qui vivent dans les entités de base (provinces, districts, communes, secteurs, chefferies.

Il n’est pas question de leur appliquer le suffrage indirect et de les soustraire de la sanction populaire, comme avaient tenté de le faire certains partisans du changement des modes de scrutins, à l’époque où la controverse battait son plein au sujet de la révision ou non de la Constitution et de la Loi électorale.

Par ailleurs, les candidats aux mandats électifs constitutionnellement soumis au suffrage indirect, à savoir les Conseillers Urbains, les Maires et Maires Adjoints, les Sénateurs, les Gouverneurs et Gouverneurs de province Adjoints passeront par les différents canaux de « Grands électeurs » fié par la loi.

                                                         Kimp