Un nouveau plan d’action pour réorganiser le secteur minier

0
188

Zemanta Related Posts ThumbnailAux termes de deux journées de réflexion sur le thème « Atelier de validation du projet d’actions issu de l’audit du cadre institutionnel et organisationnel du secteur minier », le ministre des Mines, Martin Kabwelulu, a procédé à la clôture solennelle de cette session le mercredi 4 septembre 2013 à l’hôtel Venus. C’est dans le souci d’améliorer sensiblement la gestion du secteur minier en RDC, rappelons-le, qu’un audit a été mené par le Cabinet Price Waterhouse Coopers(PWC) auprès de toutes les institutions intervenant dans le secteur minier en vue d’entamer un processus d’amélioration continu et pour plus d’efficacité. Dans le lot des organisations passées au crible, on a noté le CAMI, CTCPM, SAESSCAM, CEEC, le Secrétariat général, le ministère, etc.

 Après moult discussions, le Rapport d’audit réalisé par le Consultant PWC a été validé, permettant aussi l’approbation du plan d’action pour la réorganisation du ministère et les structures du secteur minier.  «Ce  plan d’actions validé dotera notre pays d’un plan stratégique global de développement du secteur minier, lequel sera présenté lors de la prochaine conférence annuelle sur le secteur minier», a annoncé Martin Kabwelulu, rappelant par ailleurs que ce plan stratégique global de développement du secteur des mines de la RDC remplacera le document « la Vision minière de la RDC pour la période 2010-2015 ».

Concernant justement ce plan d’action pour la réorganisation du ministère des Mines, il est placé sous la responsabilité du Secrétariat général de ce ministère. Il vise essentiellement l’amélioration des performances, la revalorisation de l’administration centrale et provinciale, la rapidité dans la prise de décision. Parmi les actions à mener, l’on cite la définition d’un objectif stratégique globalisant et partagé pour le secteur des mines ; la création d’un service national de géologie ; la formalisation des cadres de collaboration avec les autres entités du service public ; le renforcement du système de contrôle interne et la redevabilité à tous les niveaux ; la réorganisation du travail au sein de l’administration des Mines ; la vulgarisation de tous les textes légaux et réglementaires régissant le secteur minier ; etc.

Afin de redynamiser la gestion de l’artisanat minier, le principal responsable de ce volet, le SAESSCAM, a l’obligation d’augmenter et de formaliser les revenus et la production artisanale et de concourir à la transition d’un nombre important d’artisans vers la petite mine. Comme actions à mener, le SAESSCAM doit créer un comité de suivi, voire créer plus de zones d’exploitation artisanales(ZEA) viables ; redéfinir ses missions et ses attributions ; analyser les mécanismes potentiels de cohabitation entre artisanaux et industriels ; etc.

Au sujet de la gestion des ressources humaines, le principal responsable, la Direction des Services Généraux, devra maitriser ses effectifs, motiver le personnel, accroître le secteur, etc.

Pour rappel, le consultant PWC a été sélectionné par le projet PROMINES, cofinancé par la Banque Mondiale et la Coopération Britannique, afin de concourir à l’amélioration de la bonne gouvernance du secteur minier.

Tshieke Bukasa

LEAVE A REPLY

*