Un nouveau-né dans le monde politique : l’Union des Forces du Changement en ordre de bataille

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Un parti politique au nom évocateur mais dont les membres du directoire ne sont pas encore connus, c’est une première en RDC ! Le congrès qui sera convoqué incessamment va régler ce dossier, a déclaré Emile MOKENDO, au cours d’un point de presse tenu le dimanche dernier au siège provisoire situé à Gombe. L’Union des Forces du Changement se veut un parti fortement décentralisé « qui rassemble des Congolais résolument déterminés à relever le défi de la pauvreté et du développement »  et dont les fondateurs tiennent à perpétuer le « KENGISME» ou la rigueur  dans la gestion des affaires publiques.  Léon KENGO Wa Dondo est-il membre ? «Non, il est tout simplement notre référence historique pour réveiller les consciences des populations congolaises et de tous ceux qui l’ont suivi de près tout au long de sa riche carrière politique au service de la nation et de l’humanité. Le modèle d’un véritable homme d’Etat dont le nom est intimement lié à la bonne gestion des affaires de ce pays».

Quel est le défi à atteindre ? Il s’agit de s’affirmer comme une alternative politique, économique et sociale crédible, sortir la RDC du paradoxe intolérable d’un pays au potentiel considérable et à la pauvreté extrême, amener les Congolais à unir leurs efforts pour combattre l’ignorance, l’oisiveté et la résignation qui les accablent, rendre ainsi réelle et effective la souveraineté nationale, amener notre pays à occuper sa place de leadership en Afrique Centrale, faire entrer la RDC dans le concert des pays émergents.

Pour MOKENDO, l’un des fondateurs du parti, depuis 50 ans, la RDC est minée par une corruption généralisée dans une impunité orchestrée et systématisée par des pratiques tribales, claniques et clientélistes. En plus de la centralisation du pouvoir à Kinshasa accompagnée d’une politique paternaliste au sommet de l’Etat. Le chômage des jeunes et des femmes devient un fléau. Que dire de la soumission du pouvoir judiciaire aux ambitions démesurées des tenants du pouvoir politique et le culte de personnalité? L’UFC va se pencher sérieusement sur les problèmes politiques dont notamment la déliquescence de l’Etat caractérisée par la violation des dispositions pertinentes constitutionnelles, législatives et réglementaires. Au plan économique, le parti relève  l’absence d’un environnement sain pour faciliter la réalisation des activités de production, d’investissement, d’épargne et de consommation. L’on note l’absence d’un système de sécurité sociale efficace et efficient. Au plan moral, l’on dénonce l’exaltation des antivaleurs suite à l’absence des repères moraux dans la vie publique et privée du congolais.

Pour les besoins de la paix et de la sécurité, l’UFC est convaincue de la nécessité de créer une armée, une police et des services de sécurité républicains, redimensionnés, professionnels et disciplinés pour garantir la démocratie et la sécurisation des frontières, des personnes et de leurs biens. On ne le dira jamais assez :la relance de l’économie passe par la réforme des textes législatifs et réglementaires pour garantir le respect et la protection de la propriété privée. Il faudra aussi veiller au respect des engagements pris par l’Etat et surtout mettre en place une centrale de contrôle des bilans qui implique la création des fiduciaires agréées par l’Etat en vue de certifier l’authenticité et la fiabilité des états financiers. Aussi faudra-t-il créer des structures de gestion et de contrôle capables de combattre la corruption.

Au plan international, l’UFC veut faire de la diplomatie l’instrument de la vitalité de l’économie congolaise, le reflet de la souveraineté nationale et l’image de marque du pays.

Castro 

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