Un nouveau cadre des concertations nationales mis en place

0
27

Pendant 48 heures, la synergie de société civile a organisé un forum national sur les droits de l’homme, la gouvernance et élection à l’horizon 2016. Il  s’est tenu à Kinshasa du 26 au 27 janvier 2015. Ce forum était un cadre de dialogue et d’échanges consensuels pour tous les acteurs politiques, humanitaires, sociaux et autres du pays.
C’est suite à la table ronde qui avait réuni les acteurs de la société civile ainsi que ceux de la majorité et l’opposition initiée par la fondation National Endowment for Democracy (NED) à Washington lors du sommet des chefs d’Etats africains que l’idée d’organiser un forum national est venue.
Raison pour laquelle, les participants ont évoqué les questions d’actualités au pays. Le forum a pu produire et proposer les pistes de sortie des crises face à l’alternance au pouvoir, l’insécurité, la pauvreté, l’injustice, les inégalités sociales, etc.
Ayant pris la parole au nom des participants, Bismas Kitenge a insisté sur l’appropriation des recommandations formulées au cours dudit forum. Par son canal, les organisations de la société civile ont réaffirmé leur engagement à travailler dans un esprit de collaboration pour sortir les pays du chaos.
Pour Me Richard Bondo de Avocat Sans Frontières, il était important que la population et les dirigeants prennent conscience de la situation qui est la leur  et conjuguer des efforts pour l’intérêt de la patrie afin de construire le pays sur de nouvelles bases, susciter une politique devant permettre à tout le monde de cheminer vers la vraie démocratie.
Chaque citoyen congolais est appelé à réfléchir et garantir le meilleur avenir à son pays, au futur de l’Etat en prônant le développement sur tous les plans afin d’éradiquer la pauvreté, l’intolérance, etc.
Ce forum s’est érigé en cadre permanant de dialogue et d’échange de tous les acteurs afin de discuter des questions relatives à la gestion de la chose publique.
Compté parmi les organisateurs de ces assises, Gérac Bisambu pense que le respect des textes légaux et les conventions internationales par le gouvernement est très capital.
« J’estime qu’il est important que la démocratie dans notre pays puisse se fonder sur une éthique de communication intersubjective, sincère et franche qui reconnait la considération de l’interlocuteur, la valeur et la dignité humaine. De telle sorte que l’échange démocratique prenant en compte les divergences puissent converger vers la vision d’être une nation congolaise. Ceci suppose que la démocratie ne peut être basée sur la haine, qui pousse au sentiment d’élimination de l’autre. C’est pour cette raison que le dialogue objectif, sincère et constructif sur des questions majeures relatives de l’existence de la nation trouve sa raison prioritaire et transcendante d’être » a-t-il martelé.
Après ce forum, la société civile envisage d’organiser une rencontre avec les membres de la majorité présidentielle. L’objectif est de faire la restitution, afin de réfléchir avec eux sur les mêmes préoccupations. L’idée est de maintenir l’élan de ce cadre de dialogue consensuel.

Dorcas NSOMUE